7 erreurs courantes des nouveaux cultivateurs et comment les éviter
- 1. Ne pas savoir ce que vous cultivez
- 2. Mauvaises méthodes de germination
- 3. Utiliser le mauvais substrat
- 4. Négliger l’importance du ph
- 5. Maintenir une mauvaise alimentation
- 6. Se tromper de moment de récolte
- 7. Utiliser des pots inadaptés
- 8. Sous-estimer l’importance de l’humidité
- 9. Ne pas fournir une lumière suffisante et de qualité
- 10. En parler à tout le monde
- 11. En résumé
Faire pousser vos propres graines de cannabis pour la première fois sans personne vers qui se tourner peut vite devenir un vrai casse-tête. Nous avons entendu des histoires de personnes qui ont dû racheter des graines plusieurs fois à cause de diverses circonstances qui ont mené à la perte de leurs plants.
Personne ne veut être le héros de ce triste drame. Si vous êtes un nouveau cultivateur et que vous ne voulez pas rater la culture de vos nouveaux bébés plantes, vous êtes tombé au bon endroit : nous allons vous aider à éviter certaines erreurs fréquentes.
Les erreurs les plus courantes commises par les nouveaux cultivateurs de cannabis sont : ne pas savoir ce qu'ils cultivent ; utiliser le mauvais terreau ou les mauvais nutriments ; arroser ou nourrir excessivement ; ne pas surveiller le pH ; et la plus fatale de toutes, rendre le tout trop public.

Cependant, nous n’allons pas simplement vous dire ce que vous faites de travers : nous allons réellement vous aider à surmonter ces petits obstacles pour que vous puissiez tirer le meilleur de vos plants de marijuana. La meilleure façon d’éviter les erreurs lors de la culture est d’en apprendre le plus possible avant même de commencer. Plutôt que de vous lancer tête baissée sans savoir ce qui peut mal tourner, anticipez en connaissant les erreurs classiques. Le savoir c’est le pouvoir, connaître les pièges potentiels vous permettra de les éviter. Bien sûr, c’est en faisant des erreurs qu’on apprend, mais savoir où ça bloque n’évitera pas toutes les catastrophes, cela vous aidera surtout à les gérer mieux lorsqu’elles se produisent.
1. Ne pas savoir ce que vous cultivez
Une première erreur extrêmement courante chez les nouveaux cultivateurs est de ne connaître aucun détail sur le type de graines qu’ils cultivent. Il arrive souvent que des amis vous donnent des graines en rab’, vantées comme « du haut de gamme ». Mais avant de les accepter, il vaut mieux poser quelques questions : sont-elles indica, sativa, autofloraison, régulières, féminisées, etc.
Connaître les caractéristiques de base des variétés que vous souhaitez cultiver vous permettra de préparer votre espace et votre équipement en conséquence. Par exemple, si vous avez des graines d’une énorme sativa pouvant atteindre 300 cm, inutile de penser à une culture discrète dans votre placard de chambre. À l’inverse, il ne sert à rien de préparer un grand espace extérieur si vous ne comptez cultiver qu’un ou deux petits exemplaires autofloraison discrets. De plus, une grande plante demande bien plus d’eau et de nutriments, alors que des petits autos en réclament moins. Savoir ce que vous cultivez permet ainsi de mieux vous préparer et d'éviter de mauvaises surprises.
Non, nous n’exagérons pas. Comprenez que chaque type de graines a ses propres exigences pour atteindre son potentiel maximal durant la culture. Ce n’est pas aussi simple que de jeter des graines en terre et de laisser faire la magie. Par exemple, si les graines s’avèrent être mâles, vous réaliserez après quelques mois que tous vos efforts n’auront servi qu’à faire pousser une très jolie plante ornementale, car les mâles ne produisent pas de têtes.
À l'inverse, certaines variétés s’adapteront mieux à des climats froids alors que d’autres auront besoin de chaleur et de soleil. Même chose pour les nutriments : certaines réclament plus d’apports artificiels que d’autres, parfois une simple fertilisation occasionnelle suffit.

Il est important de ne pas économiser quelques euros sur vos graines. Pensez-y à long terme : lorsque vous décidez de cultiver vos propres plantes de cannabis, vous vous engagez à les soigner pendant plusieurs mois.
Alors, ne voudriez-vous pas que vos efforts soient récompensés par de magnifiques têtes haut de gamme ? Acheter des graines bon marché n'est pas la solution. Nous vous conseillons nos meilleures graines féminisées autofloraison pour garantir de belles fleurs et une culture facile.
2. Mauvaises méthodes de germination
Il est logique que rater la première étape dans n’importe quel domaine conduit souvent à l’échec de l'ensemble du processus. C’est pourquoi il faut bien se renseigner sur les techniques de germination avant de vous lancer. Les méthodes les plus courantes incluent :
- La germination directement dans la terre ;
- La méthode de l’assiette et du papier absorbant ;
- La germination dans la laine de roche ;
- La méthode du verre d’eau.
Chaque méthode a ses avantages et ses inconvénients. Cependant, en connaissant les points à éviter, vous pouvez minimiser les erreurs. Semer directement en terre favorise le développement du système racinaire et limite le stress du repiquage, ce qui est utile pour les variétés autofloraison, sensibles aux dérangements. Il faut toutefois choisir un substrat bien drainant et aéré pour éviter les maladies fongiques. Les autres techniques sont aussi efficaces, mais impliquent un stress de transplantation. Arrosez bien et ajoutez éventuellement des champignons mycorhiziens pour aider les plantes à s’établir rapidement et les protéger des pathogènes du sol. Pour un guide complet sur la germination des graines de cannabis, consultez notre article dédié ci-dessous :
Un dernier conseil essentiel : ne touchez pas trop vos graines à mains nues ! Notre peau regorge d’huiles et de bactéries susceptibles d’entraver la bonne germination des graines, voire d’y mettre fin prématurément. Retenez : pas trop de manipulations inutiles !
3. Utiliser le mauvais substrat
Un autre point sur lequel il ne faut pas faire d’économie, c’est le milieu de culture. Imaginez la structure d'une maison : que se passerait-il si vous rognez sur la qualité des matériaux ? Après quelques années, la maison présente des signes de dégradation, des problèmes de canalisations, d’humidité, etc. Il en va de même pour les plantes de cannabis.

Le terreau choisi constitue la base de votre culture. Personne ne souhaite que sa maison s’effondre ! N’utilisez jamais de terreau déjà utilisé, ni la terre de votre jardin ou un sol d’origine inconnue, souvent porteurs de parasites et contaminants. Le substrat adapté doit être aéré et léger, idéalement enrichi en perlite. Les racines se dévelopent alors librement et le drainage est assuré.
Les plants de cannabis requièrent des nutriments spécifiques pour exploiter tout leur potentiel, or un terreau standard n’offre pas toujours ces conditions optimales. En extérieur, les plantes bénéficient de plus de nutriments naturels, mais auront souvent besoin d’un petit coup de pouce à un moment de la culture. Pour rester en phase avec les besoins nutritionnels de vos plantes, surveillez aussi le pH, ce qui nous amène à la prochaine erreur fréquente.
4. Négliger l’importance du pH
Quand on débute, on peut vite se sentir dépassé en réalisant que, pour de beaux têtes, il faudra autre chose qu’un simple arrosage régulier mais bien surveiller les formules et dosages.

Peut-être avez-vous déjà croisé les célèbres formules comme PPM, NPK, pH, 18/6, 24/0, Lucas Formula, etc., et souhaiteriez retourner à la simplicité. Certaines d’entre elles conviennent en effet plutôt aux cultivateurs expérimentés. Toutefois, le pH ne doit jamais être négligé.
En résumé, le pH détermine la quantité de nutriments que les racines de vos plants pourront absorber.
Achetez donc un testeur de pH pour vérifier régulièrement le pH de votre substrat et prévenir toute catastrophe. Un mauvais pH peut même tuer vos plantes.
Si le pH est correct, vos plantes pourront absorber et stocker tout ce dont elles ont besoin au bon moment. Il est donc essentiel de tester souvent le pH.
| Milieu de culture | Valeurs de pH saines |
|---|---|
| En terre | Entre 6,0 et 7,0 |
| Systèmes hydroponiques, coco ou autres substrats sans terre | Entre 5,5 et 6,5 |
Servez-vous de ce tableau pour suivre les bonnes valeurs de pH pour vos plantes.
5. Maintenir une mauvaise alimentation
Une autre analogie : que se passerait-il si une personne ne consommait que de la malbouffe toute sa vie ? A.k.a., le film documentaire Super Size Me. Après quelques mois, elle ne serait plus en grande forme et inutile de parler de ses analyses sanguines.
Tout comme nous devons manger équilibré, les plants de cannabis aussi. Un régime alimentaire sain pour les plantes de marijuana doit inclure, de façon équilibrée :
- Azote ;
- Potassium ;
- Phosphore ;
- Magnésium ;
- Calcium ;
- Et soufre.
Cela ne veut pas dire qu'il faut noyer vos plantes de nutriments – mieux vaut établir un plan d’alimentation précis et dosé. Une surfertilisation peut entraîner un excès de nutriments, des brûlures du feuillage ou un blocage nutritif.
La plupart des fertilisants indiquent un calendrier de fertilisation, mais les doses recommandées sont souvent un peu élevées à notre goût. Essayez donc en commençant à doses réduites pour éviter la surfertilisation et surveillez progressivement les résultats. Certains cultivateurs évitent même d’utiliser des apports synthétiques et privilégient une méthode naturelle et organique, qui consiste à nourrir le sol avec de la matière organique pour favoriser les micro-organismes bénéfiques. Ces petits organismes aident à rendre les nutriments disponibles pour les plantes. Cette méthode produit d’excellents résultats, mais il faut du temps pour constituer un bon sol — pensez alors à compléter avec des engrais liquides la première saison.
6. Se tromper de moment de récolte
Une erreur fréquente chez les débutants est de rater le bon moment de récolte, soit en récoltant trop tôt, soit trop tard. Peut-être avez-vous évité toutes les erreurs précédentes, ce qui est super, ne nous faites pas dire le contraire, mais la dernière étape peut être décisive !

Si vous récoltez trop tôt, vous empêchez vos plantes d’atteindre leur plein potentiel. À l’inverse, une récolte trop-trop tardive et c’est le pire : têtes pourries… Mais alors, comment déterminer le moment idéal ? Bonne nouvelle, c’est assez simple.
- C’est encore trop tôt si : tous les trichomes sont translucides, ou d’apparence blanchâtre et trouble.
- C’est le moment de récolter lorsque : la plupart des trichomes sont blancs opaques, et 10-20% d’entre eux virent à l’ambré.
- Vous avez raté la récolte si : presque tous les trichomes sont rouges/ambrés, sans plus aucun blanc, ou que les feuilles commencent à jaunir ou faner.
Nous conseillons d’investir dans une loupe avec LED pour surveiller vos trichomes et cueillir au bon moment.
7. Utiliser des pots inadaptés
Nombreux sont les novices qui sous-estiment l’importance du choix de la taille des pots pour le résultat de la récolte. Bien sûr, vos plantes pousseront et fleuriront dans presque n'importe quel pot, mais le rendement peut être fortement impacté si les contenants sont trop petits. L’essentiel est d’opter pour un pot suffisamment grand pour que la motte racinaire se développe correctement. La taille de la motte de racines détermine la taille du plant, or c’est le volume du pot qui conditionne ce développement.
Utiliser un pot trop grand peut aussi poser quelques soucis (champignons, sur-arrosage, excès de nutriments, pourriture racinaire) mais ils sont plus faciles à gérer et il vaut mieux un pot trop grand que trop petit. Pour les plantes à photopériode, nous recommandons les tailles suivantes :
- Germination à 10 jours – cube de laine de roche
- De 11 jours à 7 semaines – 14 L ou 3,5 gallons
- 7 semaines (début de la floraison) à la fin de la floraison – 20 L à 30 L (5 à 7 gallons)
Ceci n’est qu’un guide très général. Vous voudrez peut-être des pots plus grands si vous visez des plantes gigantesques. Il y a aussi des différences entre les plantes photopériode et autofloraison dans le choix du contenant. En effet, les plantes photopériode peuvent rester en croissance végétative aussi longtemps que souhaité, alors que les autos n’ont qu’une période végétative donnée (généralement 3 à 5 semaines selon la variété). Pourquoi est-ce important ? Car cela implique qu’il faut traiter les autos avec plus de soin que les photopériodes : tout stress ralentit leur croissance pendant plusieurs jours, notamment lors du rempotage. Ce n’est pas gênant sur les photopériodes car on peut rallonger la croissance, mais impossible avec les autos.
Donc, avec les autos, il vaut mieux ne rempoter qu’une seule fois – voire jamais si possible. Nous obtenons les meilleurs résultats en démarrant directement vos autos dans un pot de 12 à 20 litres (3 à 5 gallons) et en laissant pousser jusqu’à maturité sans transplanter. Soyez attentif aux éventuels signes de champignons ou pourriture. Selon la configuration de votre culture, ce n’est pas toujours possible. Dans ce cas, privilégiez des pots suffisamment grands pour permettre au moins 20 jours de développement racinaire avant repiquage. Effectuez alors la transplantation avec le plus grand soin. Le drainage est un aspect crucial, souvent négligé des débutants ! La plupart des pots du commerce ont des trous prépercés, mais il n’y en a souvent pas assez pour la taille du récipient.
Pour les pots en plastique, rien de plus simple : perforez plus de trous avec une perceuse ou du métal chauffé (tournevis ou cuillère), en répartissant bien les trous sur toute la base. Ici, le dicton « moins c’est plus » ne s’applique pas : mettez-en autant que possible, sans fragiliser la structure du pot. Vous pouvez aussi déposer au fond une couche de graviers ou de cailloux pour améliorer le drainage. Sinon, optez pour des smart pots ou air pots, qui favorisent le drainage et l’oxygénation des racines. Si votre budget le permet, c’est même l’idéal.
8. Sous-estimer l’importance de l’humidité
Les plantes de cannabis sont résistantes, mais sans conditions idéales, ne vous attendez pas à obtenir des têtes d’excellente qualité ni les plus gros rendements. Maîtriser l’humidité vous aidera vraiment à obtenir un résultat optimal. Le taux d’humidité idéal varie selon les stades de vie du plant :
- Plantules : 65 – 70%
- Boutures : 70 – 80%
- Période végétative : 40 – 70%
- Floraison : 40 – 50%
- Séchage : 45 – 55%
- Affinage : 60%
Réguler l’humidité dans votre espace de culture peut s’avérer compliqué, mais grâce à un humidificateur et un déshumidificateur, vous devez pouvoir rester dans les bonnes fourchettes.
9. Ne pas fournir une lumière suffisante et de qualité
Cela peut sembler le facteur le plus évident à prendre en compte, mais beaucoup de cultivateurs débutants négligent l’éclairage de leur espace de culture. Non seulement il faut de la puissance, mais il faut aussi que le spectre et l’intensité conviennent à la surface à couvrir.
Inutile d’investir dans un 600W HID pour une pièce de 2 x 2 m destinée à accueillir 10 plantes : la lumière sera trop diffuse et seules les plantes juste en dessous reçoivent assez. Aujourd’hui, les options d’éclairage sont nombreuses et grâce aux LED horticoles, il n’a jamais été aussi économique et performant de cultiver en intérieur. C’est un investissement, certes, mais ils consomment si peu que vous ne verrez pas passer la hausse sur votre facture EDF. En extérieur, choisissez l’endroit le plus ensoleillé possible dans votre jardin, pour garantir au moins 8 heures de lumière directe.
10. En parler à tout le monde
Oui, on a compris, vous cultivez votre propre cannabis, mais ce n’est pas la peine de le crier sur tous les toits (ou dans le journal local). C’est une erreur très fréquente chez les débutants : annoncer à tout le voisinage qu’ils cultivent de la weed. Oh mon dieu...
Même si vous ne l’avez dit qu’à quelques personnes, ne faites confiance qu’à celles qui vous sont vraiment proches. Imaginez perdre tout le fruit de votre travail à cause d’une indiscrétion.
« Trois peuvent garder un secret, si deux sont morts. » - Benjamin Franklin.
Même si nous aimerions, nous aussi, que le cannabis soit partout accepté, ce n’est toujours pas le cas. Malheureusement, la culture reste illégale dans de nombreux pays, alors la discrétion est de rigueur.

Le principe est simple : faites profil bas, on ne sait jamais à qui l’on a affaire ni ce qu’ils pourraient faire. Même si cela peut sembler paranoïaque, mieux vaut prévenir que guérir…
11. En résumé
Qui a dit que cultiver de la weed était facile ? De toute façon, la vie serait-elle amusante si tout était simple ? Pas besoin de doctorat pour mener à bien votre plantation de weed : renseignez-vous, lisez un peu, ça ne vous fera pas de mal, promis. Bonne chance à tous les nouveaux cultivateurs ! Qui sait, peut-être aurez-vous la chance du débutant.
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