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La création de variétés de cannabis : Comment créer votre propre variété de cannabis

7 février 2023
Tout ce que vous devez savoir pour créer vos propres variétés de cannabis !
7 février 2023
24 min read
La création de variétés de cannabis : Comment créer votre propre variété de cannabis

Sommaire:
En savoir plus
  • 1. L’évolution des plantes de cannabis
  • 2. Les landraces indica et sativa
  • 2. a. Cannabis ruderalis
  • 3. Pourquoi créer de nouvelles variétés ?
  • 4. Les caractéristiques végétales et comment les sélectionner
  • 4. a. Quid de l’autofloraison ?
  • 5. L’héritage des caractères
  • 5. a. Traits dominants et récessifs
  • 6. L’importance de tester les phénotypes du cannabis
  • 7. Techniques de création de variétés de cannabis
  • 7. a. Backcross
  • 7. b. Selfing
  • 8. Sélection des femelles et des mâles
  • 9. Démarrer votre premier croisement de génération
  • 10. Tester vos croisements f1
  • 11. Guide étape par étape pour croiser le cannabis
  • 12. Faq sur le breeding du cannabis
  • 13. Conclusion

La création de variétés de cannabis prend beaucoup de temps, consistant essentiellement à croiser une plante mâle et une plante femelle, ce qui peut aboutir à de nouvelles variétés avec des caractéristiques uniques. Il s'agit simplement de combiner la génétique des deux plantes de cannabis et de l'affiner pour obtenir un hybride unique, mais ce n'est pas si simple. Sachez que pour la plupart des cultivateurs amateurs, créer de nouvelles variétés peut être extrêmement difficile en raison de l'expérience et de l'espace nécessaires pour obtenir des génétiques de qualité, surtout si vous envisagez de commercialiser vos propres graines de cannabis. Cependant, si vous souhaitez créer une variété à cultiver chez vous, inutile de fournir autant d'efforts : avec seulement quelques croisements, vous pouvez produire des milliers de graines pour que votre stock soit toujours plein. Donc si vous voulez en savoir plus sur la création de variétés de cannabis et comment créer de nouvelles génétiques, poursuivez votre lecture !

1. L’évolution des plantes de cannabis

Depuis le début, les plantes de cannabis ont été croisées naturellement et ont ainsi probablement généré de multiples variations d’une même variété, mais, parce que le croisement s’est fait de façon aléatoire et non sélective, le résultat n’était pas une nouvelle variété, mais une version améliorée de la même génétique. Depuis quelques décennies, les cultivateurs effectuent des croisements sélectifs pour obtenir des taux élevés de THC pour les effets psychoactifs et, plus récemment, pour les bienfaits médicinaux du CBD, mais la création de variétés va bien plus loin que cela. Il existe de nombreux terpènes et cannabinoïdes dans le cannabis dont nous n’avons pris connaissance que récemment, et ces composés peuvent modifier les effets que le cannabis procure. Grâce à ces découvertes, de nombreux breeders créent désormais des variétés pour d'autres caractéristiques, et pas seulement en fonction du taux de THC ou de CBD.

 

La création de variétés : évolution des plantes de cannabis

L’évolution des plantes de cannabis.
 

Cela signifie qu’il n’existe pas de meilleure variété au monde. Par exemple, les amateurs de la vieille école préfèrent souvent les variétés disponibles dans les années 60 et apprécient l'effet de ces anciennes variétés, malgré un taux de THC moins élevé que les variétés actuelles.

Heureusement, de nombreuses banques de graines et sélectionneurs ont préservé des génétiques classiques et des landraces, ce qui permet aujourd’hui d’élaborer des génétiques modernes à partir d’anciennes génétiques ou de créer des variétés modernes présentant des caractéristiques similaires aux anciennes. Grâce à la popularité croissante du cannabis ces dernières années, il existe désormais des centaines de variétés de cannabis aux effets, arômes et profils de cannabinoïdes variés, mais attention, toutes les variétés, qu’elles soient anciennes ou récentes, viennent des mêmes plantes d’origine : les landraces.

2. Les landraces Indica et Sativa

Avant qu’il ne soit facile d’acheter des graines de cannabis de qualité, les cultivateurs parcouraient le monde à la recherche de graines de landraces Indica et Sativa afin d’améliorer les variétés dont ils disposaient, ou d’en créer de nouvelles. Ces landraces sont des variétés de cannabis poussant naturellement dans une région spécifique, et souvent cultivées par les habitants locaux. Parce qu’elles sont uniques à une région donnée, les cultivateurs visitaient différents endroits à la recherche de variétés aux caractéristiques uniques, telles que la couleur, le goût, l’odeur ou la puissance.

Après avoir trouvé les graines souhaitées, les cultivateurs et breeders les croisaient pour transmettre ces caractéristiques à de nouvelles variétés, ou à des variétés sur lesquelles ils travaillaient déjà ; c’est ainsi qu’ont vu le jour les variétés que nous connaissons aujourd’hui. On dit, par exemple, que la célèbre OG Kush a été obtenue à partir de landraces thaïlandaises, pakistanaises et indiennes en 1992, et elle est toujours consommée aujourd’hui – cela montre l’importance des landraces.

Cette pratique de recherche de landraces autour du globe a été menée par de nombreux aventuriers depuis le début des années 70 (voire avant), mais elle a été particulièrement documentée dans la série « Strain Hunters ». Dès 2008, des breeders d’Amsterdam se sont mis en quête de localiser et récupérer des landraces de cannabis encore inexplorées, tout en enregistrant toutes les étapes dans une série de documentaires. 

L’objectif de ces missions était de fournir aux scientifiques et médecins les variétés d’origine du cannabis, non disparues, dans le but principal d’accroître la connaissance du cannabis dans le domaine médical. À chaque extinction d’une landrace, on perd la possibilité d’apporter des propriétés uniques et puissantes au secteur médical. Une fois les analyses scientifiques terminées, la variété est alors rendue disponible pour des projets de sélection. 

La plupart de ces documentaires sont facilement accessibles sur YouTube. Si l’histoire et le processus de création de variétés de cannabis vous intéressent (ce qui est probablement le cas si vous êtes ici), alors ne manquez pas les documentaires Strain Hunters.

Cannabis Ruderalis

En dehors des landraces Indica et Sativa, il existe aussi des landraces Ruderalis à l’origine peu utilisées pour les croisements, car leurs effets étaient jugés moins puissants que ceux des variétés Indica et Sativa, mais les breeders ont rapidement découvert que cette plante possédait un atout unique : la caractéristique « autofloraison », c’est-à-dire la capacité à fleurir automatiquement, indépendamment du photopériodisme.

La première variété ruderalis identifiée fut découverte dans le sud de la Sibérie par le botaniste russe D. E. Janischewsky en 1924. À cette époque, il était sur le terrain pour étudier les variétés sauvages de cannabis lorsqu’il s’aperçut qu’il avait affaire à une troisième espèce, distincte de Cannabis Sativa et de Cannabis Indica. Il la nomma « Ruderalis », le terme botanique latin signifiant ‘mauvaise herbe’ ou ‘poussant parmi les déchets’, exactement là où il trouva cette Ruderalis d’origine. Si ce premier échantillon provient de Sibérie, C. Ruderalis a depuis été identifié dans de nombreuses régions d’Asie, d’Europe centrale et orientale, et à travers l’ensemble du continent russe. 

La croissance était beaucoup moins vigoureuse que certaines landraces Sativa ou Indica, avec des tiges fines, peu de branches et une structure faible. Intéressé par cette nouvelle espèce, il décida de la cultiver et de l’étudier. Il s'aperçut rapidement que, même si la taille et le taux de THC étaient moins impressionnants que ceux des deux autres espèces, les plantes possédaient un minuteur génétique interne déclenchant automatiquement la floraison, quel que soit l’éclairage. Bien que les variétés Ruderalis aient intrinsèquement un taux THC plus faible que les variétés Sativa ou Indica, elles sont riches en CBD, ce qui explique aussi (outre l’autofloraison) l’intérêt grandissant des breeders depuis le début des années 80.

Quand les breeders ont compris qu’ils pouvaient exploiter la caractéristique autoflorissante, ils ont commencé à les croiser avec la génétique Indica et Sativa, donnant naissance à des variétés autoflorissantes produisant des fleurs de grande qualité et une puissance élevée. Les premières variétés autoflorissantes étaient peu puissantes, mais avec le temps, la sélection les a faites évoluer et aujourd’hui, les variétés autoflorissantes modernes égalent en puissance et en beauté les non-autoflos, tout en gardant la différence majeure : la caractéristique autoflorissante.

 

 

Création de variétés : sativa vs indica vs ruderalis

Les principales différences de structure des plantes.
 

Ceci n’est qu’un exemple de la façon dont le breeding permet de « prendre » une caractéristique précise d’une certaine variété et de la transmettre à la descendance. Mais, malgré les apparences, ce n’est pas facile. Si vous prévoyez de créer votre propre variété, il ne suffit pas de repérer une caractéristique intéressante et de polliniser une plante : en tant que breeder, il faut être capable d’identifier les traits et de savoir les intégrer à vos variétés tout en étant capable d’écarter ceux que vous ne souhaitez pas garder.

Ce n’est donc pas aussi simple qu’il n’y paraît. Les autos comportent un passé mouvementé, plein d’échecs, avant que la génétique atteigne le niveau que nous voyons aujourd’hui. Même si l’origine précise des variétés autoflorissantes d’aujourd’hui fait encore débat, la plupart des experts s’accordent à dire que la première vraie autofloraison commerciale fut « Lowryder » produite par le breeder « The Joint Doctor ». Bien qu’il y ait eu des décennies d’expérimentation avant, aucune variété n’avait jusqu’alors susciter l’intérêt de la communauté au niveau commercial. 

Cette variété était le résultat d’un croisement entre une Ruderalis russe et une Sativa mexicaine à haut rendement en THC, donnant un phénotype plus proche de la Ruderalis, manquant de puissance psychoactive et de la gamme complète de cannabinoïdes et de terpènes présents dans de nombreuses autos actuelles. Si Lowryder était critiquée pour son manque de puissance, il n’a pas fallu longtemps avant l’arrivée de « Lowryder 2 », plus puissante et présentant un profil terpénique bien plus riche. C’est ce qu’il a fallu pour que la communauté s’intéresse vraiment aux variétés autoflorissantes et c’est ce qui a lancé le boom des autos grâce auquel nous avons toutes les formidables autos actuelles !

3. Pourquoi créer de nouvelles variétés ?

À ce stade, vous vous demandez sûrement si le choix est déjà si vaste, pourquoi créer de nouvelles variétés ? Eh bien, les breeders créent de nouvelles variétés pour proposer potentiellement quelque chose qui n’existe pas encore sur le marché. 

Tout comme les vieilles variétés qui présentaient des effets différents des variétés modernes, il est possible, en lançant un projet de breeding aujourd’hui, d’obtenir un résultat qui sera peut-être, d’une certaine manière, supérieur à tout ce qui existe actuellement, même en croisant des landraces. Cela s’explique par le fait que chaque plante constitue une version légèrement différente de ses frères et sœurs, et donc la descendance possèdera un subtil mélange des caractères parentaux. Avec le croisement de nouvelles variétés, la création de combinaisons inédites de terpènes et d’effets devient possible.

Par exemple, le breeding du chanvre a permis aux chercheurs de découvrir une nouvelle forme de THC, le Delta-8, qui produit des effets similaires au THC classique mais moins puissants, débouchant sur de nouveaux produits à base de cannabis. Cette combinaison génétique entre deux espèces différentes s’appelle le breeding, et sélectionner une caractéristique spécifique tout en écartant celles qui ne conviennent pas s’appelle la sélection génétique ; pour créer une nouvelle variété, il s’agit donc de sélectionner les caractéristiques souhaitées et celles à éviter, puis de travailler sa variété pour y arriver.

Vous ne pourrez pas obtenir une variété unique simplement en croisant deux variétés différentes, c’est un travail long qui nécessite plusieurs techniques. Avant d’étudier ces techniques, il est important de savoir quelles sont les caractéristiques que peut présenter une plante de cannabis.

4. Les caractéristiques végétales et comment les sélectionner

La première étape avant de se lancer dans la création de variétés est de définir les caractéristiques que vous voulez pour votre plante ; il existe des millions de combinaisons produisant des résultats différents, et il est facile de s’y perdre avec toutes ces possibilités. Il est donc essentiel de bien fixer vos objectifs.

Dans le tableau ci-dessous, vous verrez les principales caractéristiques à bien connaître avant de se lancer dans un projet de breeding, mais il en existe d’autres et, plus la diversité génétique est grande, plus vous aurez d’options – ce qui rend aussi plus difficile le maintien du caractère voulu. Par exemple, pour la couleur, il est parfois difficile de stabiliser une variété pour que toute la descendance présente la couleur recherchée, car vous pouvez être amené à sacrifier d’autres traits désirés.

Pour établir vos objectifs, il faudra donc un plan de breeding clair comprenant les caractéristiques que vous souhaitez retrouver dans votre variété, parmi lesquelles les plus courantes sont :

 

Caractéristiques du cannabis
Pattern de croissance Résistance Têtes
Grand ou petit Vitesse de croissance Arôme
Rameux ou peu feuillu Résistance aux nuisibles Couleur
Temps de floraison Résistance à la chaleur ou au froid Effets
Rendement Solidité des branches et de la tige Teneur en cannabinoïdes

 

Autre exemple : la puissance. Pour cibler le THC ou le CBD, sachez que de nombreux facteurs influencent la puissance et les effets d’une variété : il existe plus d’une douzaine de cannabinoïdes encore peu étudiés, et les terpènes jouent aussi un rôle essentiel. Ainsi, vous pouvez viser un fort THC sans forcément obtenir l’effet escompté si le profil terpénique ou la teneur en CBD ne conviennent pas.

Autrement dit, il n’est pas indispensable de viser un THC élevé pour un effet puissant. Comprendre les différentes caractéristiques et comment elles s’influencent mutuellement est crucial. Notez aussi qu'avant de débuter un projet de breeding, il est préférable d’avoir déjà sélectionné les plantes parentes présentant les traits désirés, sinon il faudra d’abord travailler sur ces parents avant de démarrer la nouvelle variété.

Quid de l’autofloraison ?

Le breeding d’autoflos fonctionne comme pour les variétés photopériodiques, sauf qu’au lieu de croiser photopériodique avec photopériodique, vous croisez une photopériodique avec une Ruderalis (ou une autoflo). Pour cela, il est nécessaire de croiser des autoflos avec des photopériodiques pour au moins 4 à 5 générations afin que la majorité de la descendance porte le caractère autoflorissant. Le nombre de plantes par génération dépend de chaque breeder, mais il est généralement recommandé d’en cultiver au moins 100 par génération afin d’en observer toutes les caractéristiques potentielles et sélectionner les meilleures.

5. L’héritage des caractères

En plus de savoir quel trait vous voulez donner à votre variété, il est essentiel de comprendre la notion de traits dominants et récessifs lors des croisements. 

Traits dominants et récessifs

Les traits dominants s’imposent face aux traits récessifs, tandis que les traits récessifs restent « cachés » tant qu’il n’y a pas deux copies du même trait dans la plante : c’est alors seulement qu’ils deviennent visibles. Par exemple, si vous croisez deux plantes de cannabis dont la plupart des descendants produisent des têtes vertes mais quelques-unes des têtes violettes, cela signifie qu’un caractère récessif pour la couleur violette existe dans la génétique. Donc, pour conserver la couleur violette, il faudra croiser deux descendants de cette lignée pour que les graines portent deux copies du trait violet, ce qui fera enfin apparaître cette couleur chez toutes les plantes.

Les traits dominants et récessifs sont parfois difficiles à saisir, ainsi comprendre la génétique et l’hérédité vous donne un atout majeur pour croiser des plantes de cannabis. Tous les êtres vivants reçoivent deux versions de chaque gène : une du père et une de la mère – leur interaction influence fortement votre plante, notamment sur les phénotypes exprimés. Certains gènes sont dominants (prennent le dessus même en n’ayant qu’une seule copie), tandis que les gènes récessifs ne s’expriment que dans le cas de deux copies identiques. Pour simplifier, voici quelques exemples.

Dominance complète

Par exemple, si une plante peut produire des têtes vertes ou violettes, avec les gènes verts dominants et violets récessifs, alors la plante aura soit des têtes vertes, soit violettes, mais sans mélange de couleur.

Comme le montre l'image ci-dessous, où « G » est le gène dominant et « P » le gène récessif, toute la descendance exprimera des têtes vertes même si la génétique porte le gène violet en F1 et F2, mais cela change si vous recroisez ensuite les hybrides F1 entre eux.

 

Création de variétés : dominance complète

Les gènes dominants en F1 et F2.
 

Au cours des deux premières générations, aucun descendant n’aurait de fleurs violettes car une seule copie du gène « P » est présente. Mais si vous croisez les hybrides F1 entre eux, vous introduisez alors davantage de gènes « P » (génération F2), donc 25 % de la descendance produirait des têtes violettes ; dans la réalité, ce n’est pas toujours aussi simple.

Cela s’explique par le fait que tous les gènes ne sont pas simplement dominants ou récessifs, ils peuvent interagir pour créer de nouveaux caractères : c’est ainsi qu’entre en jeu la dominance incomplète.

Dominance incomplète

La dominance incomplète survient lorsqu’il n’y a pas de gène dominant. Au lieu de dominer l’autre, ils s’affectent mutuellement. Ainsi, en croisant deux plantes, l'une avec des gènes « G » et l'autre avec « P », avec ce schéma, la descendance ne montrera ni l’un ni l’autre, mais un mélange des deux.

À la différence de l’exemple précédent, croiser ces gènes amène à des fleurs roses, car aucune version n’est totalement dominante : ils forment un mélange.

 

Création de variétés : dominance incomplète

Dominance incomplète en F1 et F2.
 

Ici, d’après l’image, tous les hybrides F1 donneraient uniquement des têtes roses (une copie de chaque gène et incompatibilité pour prendre le dessus), mais en croisant ces hybrides, on obtient plus de combinaisons (F3), soit 50 % de chances d’avoir des têtes roses, et 25 % pour vertes ou violettes. Bien sûr, il ne s’agit là que d’un exemple sur la couleur, mais tous les caractères seront influencés lors des croisements cannabis : de la couleur, à l’arôme ou au type d’effet – le meilleur moyen d’identifier gènes cachés ou non, c’est de croiser la descendance avec leurs parents (backcross) pour voir si de nouveaux traits apparaissent.

En backcrossant, vous verrez apparaître plus de variations possibles, ce qui vous aidera à identifier quelles plantes croiser pour faire apparaître le trait désiré. Après un certain temps, les génétiques seront plus stables et vous pourrez alors reproduire ce trait de façon régulière, sans tout recommencer depuis le début. Mais avant cela, la descendance présentera différentes caractéristiques, qui dépendront aussi de l’environnement de culture... alors, c’est quoi un phénotype ?

6. L’importance de tester les phénotypes du cannabis 

Un phénotype est, globalement, une combinaison génétique parmi toutes celles qu’une variété peut exprimer, incluant les traits du tableau présenté au point 4. Les traits (ou phénotype) exprimés par une plante de cannabis sont influencés par l’environnement de culture, ce qui implique que :

 

Génétique + Environnement de culture = Phénotype

 

Voilà pourquoi on obtient des résultats différents en cultivant la même variété en intérieur ou en extérieur, par exemple. Même s’il ne s’agit pas de la même chose, cela s’apparente aux caractéristiques génétiques chez l’humain : si un parent est grand et l’autre petit, les enfants pourront être grands ou petits ; mais si les deux parents sont grands, la probabilité que les enfants soient grands aussi est plus forte. Il en va de même pour les phénotypes dans le cannabis. Les variétés non stabilisées laissent beaucoup de place à différents phénotypes : deux plantes issues de la même variété peuvent donc exprimer des nuances différentes ou croître de façon bien distincte ; plus la variété est stabilisée, plus sa descendance aura des comportements semblables, sinon identiques, ce qui s’obtient par reproduction sélective et en veillant à ce que chaque graine ne possède que les gènes que vous recherchez.

Cela dit, même avec une génétique stable, l’environnement influencera le phénotype : par exemple, si vous prenez un clone d’une plante mère (copie génétique exacte), il poussera de la même façon que la mère dans les mêmes conditions, mais il est probable qu’il exprime un autre phénotype dans un environnement différent.

Ainsi, deux plantes de la même variété pousseront de façon très similaire en climat froid, mais l’une en froid, l’autre en chaud : elles présenteront probablement des phénotypes différents – cela vaut pour tous les paramètres de la culture, tels que :

  • La température ;
  • L’humidité ;
  • Les nutriments ;
  • L’éclairage ;
  • La fréquence d’arrosage, etc.

Sachez que voir différentes expressions phénotypiques dans des conditions différentes est parfaitement normal, même les variétés stabilisées peuvent présenter quelques phénotypes différents ; mais si quasiment toute la descendance exprime des différences importantes, c’est peut-être un signe qu’il faut encore stabiliser vos génétiques, et il existe plusieurs méthodes pour cela.

7. Techniques de création de variétés de cannabis

Comme évoqué, une variété stabilisée offrira des résultats plus cohérents, et pour l’obtenir, il faut utiliser plusieurs techniques de breeding comme le backcross ou le selfing jusqu’à obtenir des plantes parentes capables de produire une descendance poussant de façon quasi-identique. Cela permet aux breeders et cultivateurs de savoir à quoi s’attendre.

Backcross

Le backcross est une technique utilisée par les breeders pour stabiliser les variétés : il s’agit de croiser une plante de cannabis avec l’un de ses parents ou une plante génétiquement proche, de manière à multiplier les chances pour que certains traits s’expriment chez la descendance.

Par exemple, si vous voulez stabiliser un ou plusieurs traits précis, vous pouvez croiser un mâle issu de la descendance avec la plante mère ; la descendance a alors plus de chances d’hériter de ce trait (couleur, arôme, goût, effet, etc.) sur la prochaine génération.

 

Création de variétés : backcross et selfing

Backcross vs selfing.

Selfing

Contrairement au backcross, le selfing se fait à partir d'une seule plante femelle et d'un clone. Il s’agit de inverser le sexe du clone et d’auto-polliniser la plante mère. Pour inverser le sexe, les breeders soumettent une plante de cannabis en floraison à un stress qui provoque la production de sacs polliniques mâles ; le pollen récolté est ensuite utilisé pour polliniser la mère, donnant des graines présentant plus souvent les caractères recherchés.

Sachez que le backcross est souvent préféré des breeders, car forcer la plante femelle à produire du pollen peut augmenter le risque d’hermaphrodisme chez la descendance.

8. Sélection des femelles et des mâles

Pour le backcross comme pour le selfing, il faut au moins une plante parente afin de produire des graines. Obtenir une femelle et un mâle est relativement facile : il suffit de faire germer un lot de graines régulières. Mais, pour de la qualité, il faut sélectionner les mâles et femelles présentant précisément les traits voulus.

Sélectionner la femelle est plutôt simple : cultivez-les puis observez les traits exprimés – si cela vous convient, gardez la plante pour votre projet de breeding, sinon, ne l’utilisez pas. Mais sélectionner un mâle est plus difficile : ils ne produisent pas de têtes, vous ne saurez donc pas à quoi ressembleraient leurs « buds », il faut donc le croiser avec plusieurs femelles et observer la descendance. Cela vous aidera à identifier les mâles produisant certains traits chez les descendantes femelles.

 

Création de variétés : sélection des mâles et femelles

Sélectionner les mâles et femelles pour vos croisements.
 

Les bons mâles de cannabis sont sûrement la partie la plus importante du breeding car certains traits sont « silencieux » et la seule façon de savoir ce qu’il transmet sera de réaliser des croisements puis d’observer la descendance. Exemple : vous pouvez trouver un mâle qui, croisé, donne à la descendance femelle une odeur bubble-gum ; sans voir les têtes d’un mâle, c’est impossible à deviner autrement.

À cause de ces traits « silencieux », il faut beaucoup de temps, d’efforts et de prise de notes rigoureuse pour comprendre ce que le mâle transmettra à la descendance femelle.

9. Démarrer votre premier croisement de génération

Une fois les plantes mâles et femelles sélectionnées, la descendance du premier croisement est appelée hybride F1 ou croisement de première génération. Lorsque les plantes parentes ont subi plusieurs générations de backcross, de selfing, ou de croisements entre plantes proches, ou que deux plantes totalement non apparentées sont croisées (aucun ancêtre commun), la descendance F1 bénéficiera d’un phénomène nommé vigueur hybride (ou hétérosis).

La vigueur hybride permet d’accroître le rendement, l’uniformité et la vigueur des plantes ; dans ce cas, la génération F1 de mêmes parents pousse plus vite, donne de meilleurs rendements et une meilleure vigueur que chacun des parents. Mais cela ne fonctionne que pour la première génération issue de ces deux parents – si vous continuez de croiser entre F1, la vigueur hybride disparaît. 

Cela peut aussi fonctionner entre deux plantes totalement non apparentées, mais ce n’est pas toujours le cas, ces croisements F1 ayant parfois des résultats indésirables. Les breeders peuvent utiliser l’hétérosis à leur avantage car, une fois qu’un bon croisement F1 est identifié, il suffit de conserver mère et père pour continuer de produire des graines F1, garantissant à chaque descendance la vigueur hybride.

Ce procédé n’est pas spécifique au cannabis : la plupart du maïs que nous consommons est de type F1. Depuis les années 40, les agriculteurs sélectionnent la même première génération pour obtenir maïs uniforme, goût, et maturité à la récolte.

Tout comme pour le cannabis, les fermiers ont constaté que la première génération est plus performante que les parents, d’où le maintien du même croisement génération après génération.

10. Tester vos croisements F1

Lorsque vous avez stabilisé vos génétiques, il est important d’estimer quelle génétique possède chaque plante, mais il vous sera presque impossible de tester dans toutes les conditions de culture possibles. C'est pourquoi il est conseillé de faire tester votre génétique par plusieurs cultivateurs. Ainsi, vous cernerez mieux les phénotypes potentiels selon l'environnement de culture, une information précieuse pour votre programme de breeding. 

Tester vos croisements permet aussi d’identifier certains phénotypes ou caractéristiques « indésirables » dans certaines conditions – vous pouvez donc poursuivre la sélection pour les éliminer. Par exemple, si la génétique produit une odeur, un goût ou effet non souhaité, vous identifierez les conditions dans lesquelles ces caractères s’expriment et pourrez tenter de les faire disparaître via le breeding.

 

Création de variétés : test des croisements F1

Même variété montrant différents phénotypes selon le mode de culture.
 

À l’inverse, certains cultivateurs découvriront peut-être des traits non exprimés chez vous mais « cachés » chez les parents, permettant une stabilisation ultérieure si vous le souhaitez.

Attention, tester ses génétiques ne veut pas dire avoir créé une variété : c’est le début du processus ! Comme expliqué, après les premiers tests, vous devrez collecter des données et, en fonction des résultats, poursuivre le breeding. Après la F1, vous devrez donc sélectionner un mâle ou une femelle (backcross) ou une femelle (selfing) pour développer la variété sur plusieurs générations (F2, F3, F4, etc.) pour enfin stabiliser définitivement les traits désirés et pouvoir dire que la variété est effectivement la vôtre.

11. Guide étape par étape pour croiser le cannabis

Ok, le contenu ci-dessus était dense. Vous vous sentez peut-être submergé par tant d’informations, ce qui est normal. Prenons un petit recul pour récapituler le processus de breeding sous forme de guide rapide et simple à comprendre. La toute première chose à retenir : étiquetez toujours tous les semis et clones que vous comptez utiliser dans votre projet. Quand on travaille avec beaucoup de clones ou semis, on s’y perd vite : évitez tout malentendu en marquant chaque plante. Vous vous en remercierez plus tard ! 

  • Choisissez les plantes parentes : quelle que soit la méthode, il vous faudra des plantes parentes. Si vous pouvez, optez pour au moins 2 mères et 2 pères, ce qui maximise vos chances de succès et offre plus de traits à sélectionner. N'oubliez pas : les plantes mâles et femelles doivent être séparées pour éviter tout croisement accidentel. 
  • Récoltez le pollen : veillez à ne collecter le pollen que depuis des sacs bien mûrs ; le pollen immature donne des descendants faibles. Généralement, il faut un mois pour que les sacs mûrissent. Le plus simple : mettre un sachet plastique autour de la zone et secouer. Utilisez le pollen rapidement, conservez l’excédent au congélateur (maxi 3 mois sinon il se dégrade).
  • Pollinisez les sites de floraison : de nombreuses méthodes existent, mais nous conseillons un petit pinceau. Avant tout, isolez la femelle pollinisée du reste pour éviter toute pollinisation accidentelle et coupez les ventilateurs. La femelle sera prête environ 3 semaines à un mois après le début de la floraison. Enduisez le pinceau stérile de pollen et appliquez doucement sur les sites à polliniser. Répétez 3 fois sur 6 heures pour maximiser le succès.

  • Soins appropriés pour les plantes mères : une fois la pollinisation faite, donnez-leur les meilleures conditions pour produire des graines de qualité. Les plantes mères en production de graines ont besoin d’un peu plus d’azote que sous engrais de floraison classique : repassez à un engrais de croissance dès la formation des graines. Comptez 3 à 5 semaines avant leur maturité, elles devraient quasiment tomber des calices. 
  • Germinez et plantez les graines : place à l’amusement ! Faites pousser ces graines et tenez un journal sur tous les traits importants : vitesse et hauteur de pousse ? Durée de floraison ? Profil terpénique ? Force en THC et CBD ? Taille de la récolte ? 
  • Sélectionnez les meilleures plantes et recommencez : vous avez franchi la première génération, mais le travail ne fait que commencer. Faire du breeding et créer des variétés de cannabis est un travail quasiment sans fin, avec d’innombrables possibilités. Si vous avez du temps, de l’espace et que vous aimez ça, continuez d’affiner vos génétiques pour obtenir les plus hautes qualités possibles ! Amusez-vous, c’est le principal !

12. FAQ sur le breeding du cannabis

Et voilà, vous savez désormais presque tout sur la génétique et la création de variétés de cannabis. Beaucoup d’informations, pas vrai ? Cela peut paraître intimidant avec tant de nouveautés d’un coup. Passons en revue les points essentiels et répondons aux questions les plus fréquentes sur la création de variétés…

 

Est-il difficile de créer de nouvelles variétés ?

Cela dépend de votre définition de « difficile ». Créer des variétés de cannabis n’est pas de la science spatiale, mais demande de la patience, et un brin de créativité. Mettre au point des variétés stables prend du temps, parfois beaucoup de temps, surtout si vous ne vivez pas dans un pays où la culture est légale, ce qui évite le risque de problèmes juridiques.

Comme vu plus haut, chaque variété présente un certain éventail de traits, et ces traits sont exprimés différemment selon les plantes. Chaque variété possède plusieurs phénotypes, et plus vous travaillez une lignée, plus vous écartez les traits indésirables, et plus elle se stabilise. Le terme scientifique est « homozygote », mais dans le milieu on parle de variété « qui breed true ».

 

Combien de temps pour obtenir une variété stable ?

Question difficile, car cela dépend du but recherché, des conditions du projet et de la diversité génétique. En règle générale, stabiliser une variété peut prendre un an… ou beaucoup plus. Il faut « back-breeder » sur plusieurs générations pour obtenir une lignée homogène, ce qui rallonge le délai.

 

Quelles sont les grandes étapes du breeding du cannabis ?

1. Sourcing des plantes de départ

Trouvez deux variétés distinctes présentant les traits recherchés.

 

2. Croisement

Pour produire la descendance, pollinisez à la main une plante avec le pollen de l’autre. Veillez à cultiver plusieurs mâles et femelles de chaque variété pour maximiser les chances de bonne génétique.

 

3. Pousse et sélection

Après la création de la descendance, faites pousser sur au moins deux générations pour sélectionner les bons traits (structure, goût, arôme, rendement, puissance, etc.).

 

4. Back-breeding

Après deux générations, vous pouvez croiser la descendance avec l’un des parents pour renforcer un trait et le fixer dans la lignée. Plus on procède ainsi, plus la génétique est homogène à chaque génération.

 

5. Profilage des cannabinoïdes et terpènes

Vous pouvez soumettre la variété à tester pour le profil cannabinoïde et terpénique, ce qui renseigne sur sa composition et ses effets potentiels. Plus la science avance, plus on se rend compte que la séparation Sativa/Indica importe moins qu’on ne le pensait : ce sont surtout la structure cannabinoïde et son interaction avec le profil terpénique qui font l’effet.

 

6. Commercialisez, nommez et vendez

Une fois la variété stabilisée, il ne reste qu’à la commercialiser : packaging, tarifs, et choix du nom.

 

Si vous cultivez uniquement pour vous, pas besoin de cette dernière étape, mais rien n’empêche de s’amuser à nommer et logoter la variété sur laquelle vous avez travaillé tant d’années !

 

Comment prédire le pourcentage de traits reçus par la descendance des deux côtés ?

Il est impossible de prédire exactement la répartition des traits, mais le modèle mendélien d’hérédité permet de donner une idée générale. L’hérédité mendélienne affirme qu’un descendant a 50/50 de chance de recevoir un trait dominant ou récessif de chaque parent. Connaître les traits dominants/récessifs de chaque parent permet de projeter la future distribution.

Ce qui veut dire que 50 % des descendants ressembleront aux deux parents, 25 % exprimeront plus le côté maternel et les 25 % restants celui du père. En pratique, il existe beaucoup plus de caractères, mais cela reste un cadre utile. En général, il faut au moins deux générations pour repérer les traits, puis recroiser avec un parent pour s’assurer de leur transmission continue.

 

Qu'est-ce que la dépression de consanguinité et comment l’éviter ?

La dépression de consanguinité désigne la chute de qualité qui survient quand tout se passe entre individus trop proches. C’est courant dans le cannabis mais évitable avec quelques précautions. Comme chez l’humain (et beaucoup d’autres êtres vivants), il faut un bassin génétique assez large pour garantir santé et stabilité à la variété. En croisant et recroisant trop rapproché entre générations, on perd la diversité nécessaire.

Pour l’éviter, vérifiez l’arbre généalogique sur cinq générations ou préférez les croisements F1, F2 ou Backcross. Cela consiste à croiser deux individus sans relation entre eux et revenir, via leurs descendants, sur un des parents, ce qui élargit le pool génétique et permet d’éviter la dépression.

 

Comment produire des graines féminisées de cannabis ?

Les graines féminisées sont obtenues en croisant deux femelles. Cela force la descendance à n’exprimer que des traits féminins, ce qui supprime la corvée de tri des mâles. Le processus n’est pas si simple : il faut forcer une femelle à devenir hermaphrodite, généralement via un stress ou un traitement au colloïdal argent. L’argent colloïdal ? Oui, c’est une solution d’argent qui provoque l’hermaphrodisme lorsqu’on la pulvérise sur les plantes.

Une fois la plante femelle devenue hermaphrodite, elle produira du pollen qui sert à polliniser une autre femelle (même variété ou non), donnant des graines féminisées. Ces graines sont utiles car elles assurent une culture 100 % femelle sans tri fastidieux. Attention toutefois, le breeding via graines féminisées réduit la diversité génétique et accroît le risque de dépression de consanguinité – c’est pourquoi, pour les programmes de breeding, on recommande surtout les graines régulières.

 

Est-il facile de croiser des variétés autoflorissantes chez soi ?

Pas vraiment. Comme toutes les autos possèdent un timer génétique interne, on ne peut pas les maintenir indéfiniment en croissance. Cela empêche de garder des parents sur plusieurs générations pour le back-breeding ; il faut aussi que les deux parents soient autoflorissants. Ainsi, croiser des autos reste complexe, mais avec un peu de recherche, patience et rigueur, c’est réalisable à la maison. En général, cependant, mieux vaut laisser ça aux pros.

 

Pourquoi autant de diversité génétique dans le cannabis ?

Cela vient surtout du breeding ainsi que du fait que le cannabis est originaire de partout sur la planète. En évoluant dans différentes régions, la plante a développé ses propres traits uniques, et l’action humaine par sélection et croisement a encore accentué la diversité. Pour bien croiser, il faut donc connaître la lignée génétique, car c’est elle qui va façonner le caractère final d’une variété.

 

Comment obtenir une variété purple ?

Comme pour n’importe quel autre trait, il faut sélectionner les parents donnant la couleur souhaitée. La plupart des purple descendent d’une plante comportant le gène appelé anthocyanine, responsable de la coloration violet foncé. Pour croiser une variété pourpre, il faut repérer et assembler uniquement des individus porteurs du gène. Le temps, la sélection, la patience… finiront par donner votre purple à vous.

L’éclairage et la température jouent aussi un rôle. Les purple développent leurs plus jolies couleurs pourpres quand il existe une différence d’au moins 7 °C entre le jour et la nuit. Une intensité lumineuse plus faible peut aussi rehausser la pigmentation.

 

Combien de temps peut-on conserver le pollen de cannabis ?

Le pollen de cannabis est très fragile : en quelques jours à température ambiante, il se dégrade et perd sa viabilité. Il doit donc être stocké correctement : lieu frais, sombre, température stable et faible humidité (environ 40 %). Stocké ainsi, il tiendra jusqu’à un an.

Il est aussi possible de congeler le pollen pour de longues durées, mais cela comporte des risques : difficile à décongeler sans perte de viabilité. Idéalement, stockez-le dans un congélateur qui n’est pas souvent ouvert. Même de légères variations tuent le pollen.

13. Conclusion

Les variétés disponibles dans votre dispensaire local ont été développées sur des années, donc gardez en tête que le breeding demande patience et persévérance. Vous allez probablement passer par des centaines de variétés « moyennes » avant d’en trouver une qui sort du lot, et même après, il faudra encore la croiser et la stabiliser : ce n’est pas une mince affaire, mais cela en vaut vraiment la peine. Et n’oubliez jamais : marquez chaque plante et clone. Si vous oubliez qui est qui, il sera très difficile de vous y retrouver, particulièrement si vous cultivez en grand nombre !

Si vous avez des astuces ou conseils pour aider d’autres cultivateurs dans leurs projets de cross, laissez-les en commentaire ci-dessous !

 

Références externes

  1. Cannabis Genomics, Breeding and Production. - Backer, Rachel & Mandolino, Giuseppe & Wilkins, Olivia & ElSohly, Mahmoud & Smith, Donald.
  2. The characterization of key physiological traits of medicinal cannabis (Cannabis sativa L.) as a tool for precision breeding. - Naim-Feil, Erez & Pembleton, Luke & Spooner, Laura & Malthouse, Alix & Miner, Amy & Quinn, Melinda & Polotnianka, Renata & Baillie, Rebecca & Spangenberg, German & Cogan, Noel.
  3. Cannabis cultivation: Methodological issues for obtaining medical-grade product. - Chandra, Suman & Lata, Hemant & Elsohly, Mahmoud & Walker, Larry & Potter, David. 


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