Culture du cannabis en extérieur en Italie : Guide semaine par semaine
- 1. Régions climatiques en italie
- 2. Cultiver du cannabis en italie : semaine par semaine
- 2. a. Semaine 1 - germination (1 au 7 mars)
- 2. b. Semaine 2 – stade plantule (8 au 14 mars)
- 2. c. Semaine 3 – stade végétatif (15 au 21 mars)
- 2. d. Semaine 4 – stade végétatif (22 au 28 mars)
- 2. e. Semaine 5 – stade végétatif (22 au 28 mars)
- 2. f. Semaine 6 – stade de floraison (5 au 25 avril)
- 2. g. Semaine 7 – stade de floraison (12 au 18 avril)
- 2. h. Semaine 8 – stade de floraison (19 au 25 avril)
- 2. i. Semaine 9 – stade de floraison (12 au 18 avril)
- 3. Explications sur la routine post-récolte
- 3. a. Manucurer les buds de cannabis
- 3. b. Affinage du cannabis
- 4. Conseils pour cultiver en extérieur en italie
- 4. a. Le meilleur substrat
- 4. b. Bien choisir sa génétique
- 4. c. Masquer l’odeur
- 4. d. Culture guerrilla
- 4. e. Récolter des têtes plus grosses
- 4. f. Meilleurs nutriments
- 5. Ravageurs courants en italie
- 6. Qualité de l’eau en italie
- 7. Le cannabis est-il légal en italie ?
- 8. Conclusion
La weed n’est pas légale en Italie, bien que vous puissiez trouver des growshops qui vendent tout ce dont vous avez besoin pour cultiver, des graines féminisées, du matériel et des fleurs de CBD, vous pouvez avoir des problèmes judiciaires si vous ne pouvez pas prouver que vous cultivez pour votre consommation personnelle.
1. Régions climatiques en Italie
Il faut être prudent quand on commence à cultiver du cannabis en extérieur, car l’humidité, la température et le cycle lumineux peuvent influencer la croissance des plantes et les rendements. L’Italie compte six régions climatiques allant des montagnes jusqu’aux côtes. La plupart sont parfaites pour la culture du cannabis en extérieur. Choisissez la bonne génétique et usez de quelques astuces pour gérer l’humidité et obtenir d’excellents rendements outdoor. Avec les variétés autoflorissantes, vous pouvez avoir des résultats exceptionnels. Pour cela, il faut d’abord connaître les régions d’Italie et les variations de température au fil de l’année :

Climat méditerranéen à été chaud (Csa)
Le climat méditerranéen à été chaud se retrouve sur toutes les zones côtières ; la température moyenne en hiver varie de 6°C au nord à 14°C au sud. Pendant les étés chauds et secs, la moyenne est d’environ 23°C au nord et peut atteindre 28°C au sud. Ce type de climat concerne des endroits comme Sardaigne, Sicile, Calabre et Pouilles.
| Mois | Moy. Max (°C) | Moy. Min (°C) | Moyenne (°C) | Humidité rel. | Heures d’ensoleillement |
|---|---|---|---|---|---|
| Mai | 22.6 | 12.1 | 17.3 | 70% | 14:15h |
| Juin | 26.2 | 15.6 | 20.9 | 69% | 15h |
| Juil | 29.3 | 18.0 | 23.6 | 68% | 15h |
| Août | 29.5 | 17.9 | 23.7 | 68% | 14h |
| Sept | 26.3 | 15.3 | 20.8 | 71% | 12:45h |
Climat méditerranéen à été tempéré (Csb)
Le climat méditerranéen à été tempéré se retrouve dans l’intérieur du pays, il est similaire au Csa mais avec des hivers plus humides. Les températures moyennes atteignent 3-5°C en hiver (avec risque de neige) et jusqu’à 21°C l'été. On le trouve principalement dans des régions comme Latium, Abruzzes, Molise et Campanie.
| Mois | Moy. Max (°C) | Moy. Min (°C) | Moyenne (°C) | Humidité rel. | Heures d’ensoleillement |
|---|---|---|---|---|---|
| Juin | 33.0 | 12.7 | 17.5 | 70% | 15h |
| Juil | 36.8 | 15.4 | 20.6 | 68% | 14:45h |
| Août | 36.8 | 15.7 | 20.7 | 70% | 14h |
| Sept | 33.2 | 12.7 | 17.2 | 74% | 12:45h |
Climat subtropical humide (Cfa)
En climat subtropical humide, les saisons sont plus marquées et l’on retrouve ce type de climat surtout dans les vallées du nord. Les étés sont plus chauds et humides, jusqu'à 22°C, et l’hiver est assez frais, entre 1-3°C. Les principaux endroits concernés sont Trieste, Ancône et Alessandrie.
| Mois | Moy. Max (°C) | Moy. Min (°C) | Moyenne (°C) | Humidité rel. | Heures d’ensoleillement |
|---|---|---|---|---|---|
| Mai | 22.3 | 11.6 | 17.0 | 68% | 15h |
| Juin | 26.2 | 15.4 | 20.8 | 68% | 15:40h |
| Juil | 29.2 | 18.0 | 23.6 | 67% | 15:15h |
| Août | 28.5 | 17.6 | 23.0 | 70% | 13:50h |
| Sept | 24.4 | 14.0 | 19.2 | 74% | 12:20h |
La transition entre les climats Cfa et Csa
Certaines régions d’Italie ont un climat intermédiaire, c’est le cas par exemple de Ferrare et Alexandrie, où les étés sont ni trop secs ni trop humides et les hivers sont froids mais plus doux que dans d’autres régions. Cela s’explique par le fait que ces régions sont une zone de transition entre le climat subtropical humide et le climat méditerranéen à été chaud. Dans ces régions, la température moyenne en été se situe autour de 22-23°C et en hiver entre 6-7°C.
| Mois | Moy. Max (°C) | Moy. Min (°C) | Moyenne (°C) | Humidité rel. | Heures d’ensoleillement |
|---|---|---|---|---|---|
| Mai | 23.7 | 11.6 | 17.7 | 65% | 14:45h |
| Juin | 27.7 | 15.0 | 21.4 | 62% | 15:30h |
| Juil | 31.4 | 17.7 | 24.6 | 59% | 15h |
| Août | 31.5 | 17.7 | 24.6 | 60% | 13:45h |
| Sept | 26.7 | 14.4 | 20.5 | 65% | 12:30h |
Climat océanique (Cfb)
Le climat océanique se retrouve surtout dans les Apennins, où la température estivale va de 17 à 21°C et l’hiver de 2 à 4°C. On le trouve au nord dès 400 m d’altitude et au sud au-dessus de 500 m.
| Mois | Moy. Max (°C) | Moy. Min (°C) | Moyenne (°C) | Humidité rel. | Heures d’ensoleillement |
|---|---|---|---|---|---|
| Juin | 25.3 | 12.2 | 18.7 | 62% | 15:30h |
| Juil | 29.0 | 14.2 | 21.6 | 59% | 15h |
| Août | 29.1 | 14.1 | 21.6 | 60% | 13:45h |
| Sept | 24.7 | 11.4 | 18.1 | 65% | 12:30h |
Climat continental humide (Dfb)
Ce type de climat se retrouve dans les Alpes au-dessus de 1000m d’altitude. Les cultivateurs y font face à un froid intense allant de -7 à -3°C et à des étés doux entre 13-18°C.
Climat subarctique (Dfc)
Autour de 1600-1800 m d’altitude, dans les vallées alpines, les hivers sont très froids, de -12 à -5°C, et les étés restent un peu frais, aux alentours de 10-12°C.
Climat de toundra (ET)
Au-delà du climat subarctique, une fois arrivé en zone de toundra, la température moyenne reste autour de 8°C toute l’année.
2. Cultiver du cannabis en Italie : semaine par semaine
Imaginez que vous habitez à Florence et que vous prévoyez de cultiver une variété autoflorissante en extérieur, comme Lemon Pie Auto.
Que faut-il prévoir avant de faire germer vos graines ?
Avant même de lancer la germination, il est essentiel d’être informé sur la météo des prochaines semaines, car humidité, température et ensoleillement vont affecter la croissance et le rendement outdoor de vos plantes.
La température, l’humidité et la durée d’ensoleillement ne peuvent pas être modifiés en extérieur, alors il est préférable de bien planifier votre culture. Ainsi, vous garantissez une bonne récolte et un rendement extérieur optimal.
Selon le type de plante que vous voulez cultiver (auto ou photopériodique), vous pouvez utiliser des techniques comme la privation de lumière pour réduire la lumière reçue et prolonger la croissance végétative, la bâche plastique utilisée pour la privation de lumière peut aussi servir à protéger de la pluie.
C’est une bonne idée de connaître la météo des prochains mois pour pouvoir planifier vos techniques de culture. Par exemple, quelques jours de mars peuvent présenter une humidité très élevée, ce qui veut dire que vous pouvez déjà programmer du LST pour améliorer la circulation de l’air et éviter la moisissure et les insectes.

En connaissant la météo à venir, vous pouvez optimiser le rendement extérieur et éviter les problèmes liés à la forte humidité, au froid, et choisir le moment où votre plante sera en floraison pour qu’elle reçoive plus de lumière. D’après les graphiques ci-dessous, en mars on bénéficie de 11h de soleil contre 15h en mai, cette différence de 2h a un impact significatif sur la croissance des plantes. Si vous souhaitez commencer en mars, voici à quoi ressemblera le cycle de vie de votre plante semaine après semaine :
Semaine 1 - Germination (1 au 7 mars)
Si vous décidez de faire germer quelques graines (prévoyez 9 semaines de la graine à la récolte) et de les planter le 10 mars, vous récolterez vers le 2 mai. En connaissant approximativement la date de récolte, vous pouvez anticiper sur la météo tout au long du cycle de culture.

Les graines peuvent prendre jusqu’à 7 jours pour germer, si vous voulez planter le 10 mars il faudra commencer la germination dès le 1 ou 2 mars. Gardez à l’esprit que tout dépend de la graine, certaines mettent 72h, d’autres jusqu’à une semaine. Pensez-y dans votre planification car les plantes suivent leur cycle naturel et peuvent mettre un peu plus de temps que prévu.

La première semaine, vos plantes vont sortir de terre et produire leur première paire de vraies feuilles : c’est le signe qu’elles se développent bien.
Semaine 2 – Stade plantule (8 au 14 mars)
Après la levée, il faut environ 10 jours pour voir apparaitre la première paire de vraies feuilles. À ce stade, il faut maintenir un taux d’humidité élevé ; selon le tableau, attendez-vous à une humidité relativement basse sauf certains jours.

Il faut alors placer un dôme sur la plantule pour conserver l’humidité et vaporiser régulièrement de l’eau pour que le taux d’humidité ne chute pas. Maintenez une humidité proche de 60% pour éviter le dessèchement ou la mort de la plantule. Après germination et stade plantule en mars, votre plante passera au stade végétatif en avril.

En deuxième semaine de croissance, la plante formera davantage de feuilles et commencera à bien pousser.
Semaine 3 – Stade végétatif (15 au 21 mars)
Pendant le stade végétatif il faut une humidité autour de 50%, même si le tableau indique parfois 25% ou 30%, cela ne posera pas de problème. Il faudra aussi surveiller la température. Il y a quelques jours avec de fortes baisses, il faudra prévoir.

Des chutes de température peuvent stresser les plantes, donc si vous les anticipez, vous pourrez faire les ajustements nécessaires pour qu’elles ne soient pas stressées. Il faut maintenir une température entre 22-25°C pour une bonne croissance.

En troisième semaine, les cotylédons tombent souvent, ce qui est normal : à ce moment, la plante commence à assimiler les nutriments que vous lui apportez.
Semaine 4 – Stade végétatif (22 au 28 mars)
Même si les plantes outdoor poussent avec 14-16h de lumière, elles se développent mieux avec au moins 18h.

Vous devriez essayer d’offrir 18h de lumière du jour à votre plante, même si selon la région, cela ne sera pas possible, il faudra donc planifier la culture pour maximiser la quantité de lumière reçue.

À ce stade, si vous prenez soin de votre plante elle commencera à produire une paire de feuilles par jour ; il est essentiel de limiter le stress pour maximiser la croissance.
Semaine 5 – Stade végétatif (22 au 28 mars)
Dernière semaine avant la préfloraison : commencez le treillis pour Screen of Green et retirez les attaches si vous avez utilisé le LST sur votre plante.

À ce stade, commencez à réduire doucement les nutriments pour la croissance et introduisez progressivement ceux pour la floraison, afin de bien préparer la plante à la fleur.

Semaine 6, votre plante est presque prête à pré-fleurir ; il ne reste plus que quelques jours avant l’apparition des premiers pistils blancs.
Semaine 6 – Stade de floraison (5 au 25 avril)
Aux alentours du 10 avril, votre plante commencera à montrer les premiers pistils blancs, signe de l’entrée en préfloraison.

L’apparition des pistils blancs confirme le début de la floraison. L’humidité relative doit se situer autour de 45% et diminuer petit à petit jusqu’à 40%, le graphique ci-dessous donne une bonne idée de ce à quoi s’attendre.

L’apparition des pistils (poils blancs) montre que la plante est mature pour fleurir. Comptez une semaine pour voir apparaître les fleurs.
Semaine 7 – Stade de floraison (12 au 18 avril)
En préfloraison, la plante peut commencer à sentir fort : il est conseillé d’installer un filtre à charbon ou un système pour masquer l’odeur.

L’humidité sera assez basse ; il faudra peut-être utiliser un humidificateur ou des techniques pour la remonter dans l’espace de culture.

La semaine 7, la plante commence à gonfler ses têtes et les pistils envahissent tous les sites de fleurs. Il faut passer à de bons engrais floraison pour optimiser le rendement.
Semaine 8 – Stade de floraison (19 au 25 avril)
Les deux dernières semaines, commencez le rinçage : l’arrosage à l’eau claire 2 semaines avant la récolte permet d’éliminer l’excès de nutriments et d’obtenir des fleurs plus propres et savoureuses.

Pensez à ajuster la température ; dans cet exemple, la moyenne (bas 11°C, haut 22°C, environ 17°C) est idéale.

Privilégiez une variété à dominance indica adaptée au froid, sauf si vous cultivez sous moins de 13°C.
Semaine 9 – Stade de floraison (12 au 18 avril)
La dernière semaine sert à affiner et densifier les têtes. Il est crucial de récolter à temps et de préparer la salle de séchage.

Après la récolte et la manucure, faites sécher 2 semaines puis affinez les têtes au minimum 2 semaines.

La plupart des cultivateurs laissent la plante 48 h dans l’obscurité avant la récolte, pour accroitre la production de résine.
3. Explications sur la routine post-récolte
Voilà – un journal de culture complet d’un ami en Italie ! Mais le travail ne s’arrête pas au moment de la coupe. Oh non, il reste plusieurs étapes à franchir avant de pouvoir fumer ces têtes délicieuses. Avant même de couper, il faut choisir si vous ferez une manucure à sec ou humide.
Une fois la décision prise, installez la zone de séchage et procédez à la récolte. Il existe plusieurs méthodes de récolte et de séchage à la maison, mais pas de panique – on vous explique tout ci-dessous. Et une fois séchage et manucure achevés, c’est l’heure de l’affinage. L’affinage, c’est quoi ? C’est indispensable pour garantir un produit final de top qualité, alors ne zappez pas cette étape ! Plongeons dans le détail du séchage, manucure et affinage du cannabis.
Manucurer les buds de cannabis
Comme évoqué, il existe deux catégories de manucure – à sec ou humide. Le choix dépendra surtout de votre capacité à réguler température et humidité, mais aussi de vos préférences. La grande majorité des cultivateurs (pro ou amateur) préfèrent la manucure à sec. Niveau outils, évitez la vieille paire de ciseaux qui traîne ! Selon la taille de la récolte, la manucure peut vite être fatigante. Munissez-vous d'une paire de ciseaux dédiés si vous récoltez beaucoup, vous nous remercierez ! Il vous faudra aussi :
- Une bouteille d’alcool isopropylique – Plus vos têtes sont collantes, plus les ciseaux s’encrassent. Plutôt que gratter en permanence, un coup d’alcool isopropylique et ça repart.
- Un plateau à trim – Ce n’est pas indispensable, mais très pratique. Il rend la séance plus confortable et permet de récupérer tout le kief qui tombe, parfait pour des extractions ensuite.
- Un masque peut être utile – Notamment pour les allergiques au pollen. Même pour les fumeurs quotidiens, la quantité de trichomes soulevés peut faire éternuer à répétition.
- Beaucoup utilisent des gants – Nous ne les recommandons pas. Oui, on a les doigts collants les 15 premières minutes, mais une fois la « hash de doigts » formée, manipuler les têtes devient facile. Et puis, on peut décoller le hash des doigts, mais pas des gants !
Avant de distinguer manucure humide et à sec, évoquons rapidement les conditions optimales pour sécher le cannabis – car c’est souvent elles qui déterminent le choix. Idéalement, une pièce de séchage offre une température entre 18-21°C et une humidité autour de 50%. Si vous ne pouvez garantir ces conditions, privilégiez la manucure humide, surtout si la pièce est chaude et humide.
Si possible, le séchage doit durer entre 7 et 12 jours. Le renouvellement de l’air est très important, surtout dans les espaces difficiles à contrôler. Souvenez-vous de ne jamais pointer un ventilateur ou une clim directe sur les buds, cela les assècherait trop vite.
Manucure humide
La manucure humide consiste à retirer un maximum de feuilles fraîches avant le séchage. Cette technique a ses avantages dans certaines conditions, mais à n’utiliser que si vous n’arrivez pas à gérer le climat de séchage.
Côté méthode, découpez lentement la plante branche par branche, puis enlevez le plus de grandes feuilles possible, ainsi que la majorité des petites feuilles proches du bud. Cela accélère le séchage dans les climats chauds/humides, et réduit les risques de moisissure.
Manucure à sec
Si vous pouvez sécher votre récolte dans une pièce climatisée, optez pour la manucure à sec. Si vos plantes font moins de 80 cm, suspendez-les entières, tête en bas. Avec de gros sujets, coupez les branches et suspendez-les séparément.
Une fois séchées, passez à la manucure. La manucure à sec est moins salissante et facilite la finition. Attention : ne « rasez » pas les buds, attaquez les feuilles une à une à la base, en préservant la structure de la fleur.
Affinage du cannabis
L’affinage, c’est facile, mais il met votre patience à l’épreuve lors des premières récoltes. C’est comme faire vieillir un bon vin, sans devoir attendre aussi longtemps. Une fois le séchage et la manucure terminés, placez vos buds dans des bocaux hermétiques – n’importe quel récipient étanche fait l’affaire, mais préférez ceux qui protègent de la lumière. La lumière dégrade les cannabinoïdes et les terpènes, plus vos têtes sont protégées, mieux elles se conserveront.
Pensez à remplir les pots à 75% maximum, il faut laisser les têtes « respirer » sinon le risque de moisissure augmente. Stockez-les dans un endroit frais, sec et sombre de 2 semaines à 6 mois selon votre patience. La première semaine, aérez (burpez) les pots deux fois par jour. L’humidité interne restante risque sinon de provoquer l’apparition de moisissure. Après la 2e semaine, un burp tous les deux jours suffit, puis une fois par semaine au bout d’un mois.
Six mois ? Non, toutes les variétés n’exigent pas 6 mois pour exprimer tout leur potentiel, mais la plupart des cultivateurs s’accordent à dire que plus on attend, meilleure sera la weed. Au fil du temps, terpènes et cannabinoïdes se complexifient, donnant plus de saveur et d’effet. Mais si vous n’avez pas six mois devant vous, deux semaines suffisent pour que la plupart des variétés soient fumables.
Est-ce indispensable d’affiner ? Peut-on fumer direct après le séchage ? Après 2 semaines de séchage, vous pouvez déjà fumer, mais le profil sera inférieur au potentiel de la variété. Si vous n’avez rien d’autre sous la main, allez-y, mais si vous pouvez patienter, on recommande vivement d’attendre quelques semaines de plus !
4. Conseils pour cultiver en extérieur en Italie
Le meilleur substrat
Si vous vivez dans une zone très humide, ajoutez du perlite pour aérer le substrat. En milieu sec, la fibre de coco aide à retenir l’humidité.
Bien choisir sa génétique
Privilégiez la bonne génétique selon le climat : indica dominante pour les basses températures, sativa dominante pour les climats chauds.
Masquer l’odeur
Sur un balcon, planter beaucoup de végétaux aromatiques aidera à masquer l’odeur.
Culture guerrilla
En culture guerrilla, cherchez un coin bien exposé, avec eau à proximité et loin des insectes et animaux pouvant manger la plante.
Des animaux comme les gaufres ou taupes peuvent manger les racines. Vérifiez la présence de trous ou de plantes partiellement mangées avant d’installer vos plants.

Récolter des têtes plus grosses
Pour obtenir des têtes plus denses et volumineuses outdoor, planifiez pour que la floraison coïncide avec le maximum d’ensoleillement. Cela boostera le rendement outdoor et la qualité des fleurs.
Meilleurs nutriments
Les engrais organiques évitent de brûler les plantes et donnent de meilleurs arômes et saveurs. Vous pouvez utiliser du synthétique, mais attention à ne pas surdoser.
5. Ravageurs courants en Italie
Presque tous les ravageurs classiques des cultures de cannabis sont présents en Italie : acariens, araignées rouges, pucerons, chenilles, arpenteuses, nématodes, cerfs, oiseaux, taupes, écureuils pour n’en citer que quelques-uns – sans parler des champignons et moisissures fréquents. Demandez conseil à votre growshop local selon votre zone. Inquiet pour les insectes et champignons ? Utilisez de l’huile de neem ou un spray synthétique et faites de la prévention. En pulvérisation foliaire, mélangez :
- 500ml d’eau du robinet ou de pluie
- 1 ml d’huile de neem
- Savon insecticide à 75% de concentration
Mélangez doucement sans faire de mousse, et pulvérisez tous les 5 à 8 jours en veillant à recouvrir toute la plante au stade croissance.
Bon nombre d’insectes se cachent sous les feuilles et dans les endroits difficiles d’accès, surveillez particulièrement ces zones. Toute prévention doit s’arrêter totalement 3 semaines avant la floraison ; attention à ne jamais pulvériser sur les fleurs formées.
6. Qualité de l’eau en Italie
Dans la plupart du pays, l’eau du robinet est tout à fait adaptée à la culture du cannabis. Comme partout, qualité et pH varient selon la région, et l’eau contient souvent du chlore. Le mieux est de laisser reposer l’eau toute la nuit avant d’arroser vos dames. Puis-je récupérer l’eau de pluie pour cultiver du cannabis en Italie ?
L’eau de pluie est autorisée partout et très adaptée à la culture outdoor. Vos plants la recevront naturellement lorsqu’il pleut. Si vous voulez plus de contrôle, installez ou fabriquez une serre : cela les protègera de la pluie et des autres aléas météo, mais aussi des nuisibles. Contrôlez toujours le pH et le taux de TDS ou EC avant d’utiliser de l’eau. À faire avant, pendant et après le mélange. Un pH ou une densité nutritive inadaptée cause beaucoup de soucis ensuite. Investissez dans un pH-mètre et un testeur EC. Mieux vaut payer un peu plus pour de la qualité – c’est crucial pour le cannabis, comme partout.
7. Le cannabis est-il légal en Italie ?
La réponse est non. Growshops et cultivateurs évoluaient dans une zone grise, mais une récente décision de la Cour suprême a établi que ce n’est plus un crime de cultiver du cannabis chez soi (en quantités minimes) et uniquement pour usage personnel. Selon la justice italienne, la santé publique n’est pas en danger tant que la culture reste domestique, à petite échelle, sans matériel pro, faible rendement et sans intention de revente.
Il n’existe pas d’interdiction légale sur le THC, donc il est permis de vendre du matériel, de l’équipement, des produits CBD et même des fleurs à moins de 0.2% de THC (considérées comme chanvre), bien qu’elles soient souvent plus chères et de moins bonne qualité que chez un dealer ou en cultivant soi-même. Attention : selon le dernier texte officiel3 le ministère de la santé n’autorise pas la vente de produits CBD au public, donc même si légalement on peut théoriquement acheter ou cultiver en privé, un signalement à la police (notamment pour l’odeur) peut engendrer des ennuis. Trop de plantes, balances ou sachets zip deviennent alors des éléments à charge pour trafic et vous risquez une condamnation.
8. Conclusion
Même si vous pouvez cultiver presque toutes les variétés autoflorissantes plusieurs fois dans l’année, en connaissant à l’avance le climat de votre région, vous pouvez optimiser le cycle de culture.
Connaître l’ensoleillement aide non seulement à maximiser le rendement, mais aussi à limiter le stress des plantes et à prévenir les soucis d’humidité.
On espère que notre guide semaine par semaine vous aidera à organiser et réussir votre culture outdoor. Si vous avez déjà tenté l’expérience, racontez-nous vos plus gros défis dans les commentaires !
RÉFÉRENCES EXTERNES
- Servizio nazionale di previsione neve e valanghe (Meteo Aeronautica);
- La repubblica : Cannabis, la Cassazione : "Coltivazione in casa non è reato";
- Richiesta di parere sulla commercializzazione di prodotti contenenti THC.
Ce post a été mis à jour pour la dernière fois le 20 avril 2022.
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