Culture de cannabis en extérieur en Italie : Guide semaine par semaine
- 1. Les régions climatiques en italie
- 2. Cultiver du cannabis en italie : semaine par semaine
- 2. a. Semaine 1 - germination (1 au 7 mars)
- 2. b. Semaine 2 - stade plantule (8 au 14 mars)
- 2. c. Semaine 3 - stade végétatif (15 au 21 mars)
- 2. d. Semaine 4 - stade végétatif (22 au 28 mars)
- 2. e. Semaine 5 - stade végétatif (22 au 28 mars)
- 2. f. Semaine 6 - stade de pré-floraison (5 au 25 avril)
- 2. g. Semaine 7 - stade de floraison (12 au 18 avril)
- 2. h. Semaine 8 - stade de floraison (19 au 25 avril)
- 2. i. Semaine 9 - stade de floraison (12 au 18 avril)
- 3. La routine post-récolte expliquée
- 3. a. Manucure des têtes de cannabis
- 3. b. Curing du cannabis
- 4. Conseils pour la culture outdoor en italie
- 4. a. Meilleur substrat
- 4. b. Bien choisir la génétique
- 4. c. Dissimuler l'odeur
- 4. d. Cannabis en guerrilla
- 4. e. Des têtes plus grosses à la récolte
- 4. f. Meilleurs engrais
- 5. Ravageurs communs en italie
- 6. Qualité de l'eau en italie
- 7. Le cannabis est-il légal en italie ?
- 8. En conclusion
En 2026, l’herbe n’est toujours pas légale en Italie. Même si vous pouvez trouver des grow shops proposant tout le nécessaire pour cultiver, des graines féminisées, du matériel et des fleurs de CBD, vous risquez d’avoir des problèmes avec la loi si vous ne pouvez pas prouver que vous cultivez pour votre consommation personnelle.
1. Les régions climatiques en Italie
Soyez prudent quand vous débutez la culture du cannabis en extérieur, car l’humidité, la température et le cycle lumineux influencent la croissance des plantes et les rendements. L’Italie compte six grandes régions climatiques, des montagnes jusqu’au littoral. La plupart sont parfaites pour la culture outdoor du cannabis. Choisissez les bonnes génétiques et employez quelques astuces pour maintenir l’humidité et obtenir de belles récoltes en extérieur. Les variétés autoflorissantes permettent d’excellents résultats. Pour commencer, il faut connaître les principales régions italiennes et la variation des températures au fil de l’année :

Toutefois, la géographie variée italienne implique des changements rapides sur de courtes distances. Altitude, proximité de la mer et vents locaux jouent un rôle : les moyennes régionales servent donc de point de départ, non de prévision précise.
Climat méditerranéen à été chaud (Csa)
Ce climat prédomine sur toutes les côtes ; la température moyenne hivernale varie de 6 °C au nord à 14 °C au sud. L’été est sec et chaud, avec des moyennes autour de 23 °C au nord et jusqu’à 28 °C au sud. On le retrouve notamment en Sardaigne, Sicile, Calabre et Pouilles.
| Mois | Moy. Max (°C) | Moy. Min (°C) | Moyenne (°C) | Humidité Rel. | Ensoleillement |
|---|---|---|---|---|---|
| Mai | 22.6 | 12.1 | 17.3 | 70 % | 14:15h |
| Juin | 26.2 | 15.6 | 20.9 | 69 % | 15h |
| Juil | 29.3 | 18.0 | 23.6 | 68 % | 15h |
| Août | 29.5 | 17.9 | 23.7 | 68 % | 14h |
| Sep | 26.3 | 15.3 | 20.8 | 71 % | 12:45h |
Les zones côtières connaissent parfois de longues vagues de chaleur et des restrictions d’eau en été. Les prévisions locales et consignes municipales sont donc à surveiller lors de périodes particulièrement chaudes ou sèches.
Climat méditerranéen à été tempéré (Csb)
Ce climat méditerranéen tempéré se trouve dans les terres. Ressemblant au climat Csa, il présente toutefois des hivers plus humides. Les températures moyennes hivernales peuvent atteindre 3-5 °C (avec risque de neige), et jusqu’à 21 °C en été. On retrouve ce climat en Lazio, Abruzzes, Molise et Campanie.
| Mois | Moy. Max (°C) | Moy. Min (°C) | Moyenne (°C) | Humidité Rel. | Ensoleillement |
|---|---|---|---|---|---|
| Juin | 33.0 | 12.7 | 17.5 | 70 % | 15h |
| Juil | 36.8 | 15.4 | 20.6 | 68 % | 14:45h |
| Août | 36.8 | 15.7 | 20.7 | 70 % | 14h |
| Sep | 33.2 | 12.7 | 17.2 | 74 % | 12:45h |
Dans l’intérieur des terres, les écarts jour/nuit sont souvent plus marqués qu’en bord de mer. Tenez-en compte en comparant les données saisonnières.
Climat subtropical humide (Cfa)
Ici, les saisons sont plus marquées : étés chauds et humides, avec des températures allant jusqu’à 22 °C, et hivers parfois froids, de 1 à 3 °C. Ce type de climat se retrouve surtout dans les vallées du nord, comme Trieste, Ancône et Alessandrino.
| Mois | Moy. Max (°C) | Moy. Min (°C) | Moyenne (°C) | Humidité Rel. | Ensoleillement |
|---|---|---|---|---|---|
| Mai | 22.3 | 11.6 | 17.0 | 68 % | 15h |
| Juin | 26.2 | 15.4 | 20.8 | 68 % | 15:40h |
| Juil | 29.2 | 18.0 | 23.6 | 67 % | 15:15h |
| Août | 28.5 | 17.6 | 23.0 | 70 % | 13:50h |
| Sep | 24.4 | 14.0 | 19.2 | 74 % | 12:20h |
Dans les vallées du nord, l’air stagnant et l’humidité persistante favorisent les maladies fongiques. Observez régulièrement feuilles et environnement pour détecter les problèmes dès leur apparition.
Transition entre climat Cfa et Csa
Certaines régions italiennes ne correspondent pas exactement aux catégories précédentes. C’est le cas de Ferrara et Alessandria, où les étés sont ni trop secs, ni trop humides, et les hivers plus doux que dans d’autres régions. Ces endroits représentent la transition entre le climat subtropical humide et le climat méditerranéen à été chaud. Ici, la moyenne estivale est proche de 22-23 °C et l’hiver de 6-7 °C.
| Mois | Moy. Max (°C) | Moy. Min (°C) | Moyenne (°C) | Humidité Rel. | Ensoleillement |
|---|---|---|---|---|---|
| Mai | 23.7 | 11.6 | 17.7 | 65 % | 14:45h |
| Juin | 27.7 | 15.0 | 21.4 | 62 % | 15:30h |
| Juil | 31.4 | 17.7 | 24.6 | 59 % | 15h |
| Août | 31.5 | 17.7 | 24.6 | 60 % | 13:45h |
| Sep | 26.7 | 14.4 | 20.5 | 65 % | 12:30h |
Climat océanique (Cfb)
Ce climat océanique couvre surtout les Apennins, avec des moyennes estivales de 17-21 °C et hivernales de 2-4 °C. On le retrouve au nord (>400 m d’altitude) et au sud (>500 m).
| Mois | Moy. Max (°C) | Moy. Min (°C) | Moyenne (°C) | Humidité Rel. | Ensoleillement |
|---|---|---|---|---|---|
| Juin | 25.3 | 12.2 | 18.7 | 62 % | 15:30h |
| Juil | 29.0 | 14.2 | 21.6 | 59 % | 15h |
| Août | 29.1 | 14.1 | 21.6 | 60 % | 13:45h |
| Sep | 24.7 | 11.4 | 18.1 | 65 % | 12:30h |
En altitude, le printemps arrive plus tard et l’automne plus tôt : deux communes d’une même province peuvent présenter des périodes sans gelées très différentes.
Climat continental humide (Dfb)
Ce climat concerne les Alpes à plus de 1000 m d’altitude, avec des hivers froids entre -7 et -3 °C et des étés doux de 13-18 °C.
Climat subarctique (Dfc)
Situé vers 1600-1800 m, dans la vallée alpine, les hivers sont très froids de -12 à -5 °C, et les étés sont également frais, autour de 10-12 °C.
Climat de toundra (ET)
Au-dessus du subarctique, le climat de toundra maintient une température moyenne annuelle autour de 8 °C.
2. Cultiver du cannabis en Italie : semaine par semaine
Les dates ci-dessous sont données à titre d’exemple pour Florence et n’ont rien d’un calendrier figé. Le climat varie d’une année sur l’autre et chaque variété peut évoluer à son propre rythme.
À quoi penser avant de faire germer ses graines ?
Avant même de faire germer vos graines, il est essentiel de connaître la météo des prochaines semaines. L’humidité, la température et l’ensoleillement impacteront la croissance et le rendement de vos plantes.
Température, humidité et durée d’ensoleillement sont incontrôlables en extérieur, il vaut donc mieux planifier la culture. Vous maximisez ainsi votre récolte et le rendement final.
Selon le type de plante que vous voulez cultiver (auto ou photopériodique), vous pouvez utiliser la privation de lumière pour maîtriser la croissance et retarder la floraison. La bâche plastique sert aussi de protection contre la pluie.
Bien connaître la météo des mois à venir permet d’adapter vos méthodes de culture. Par exemple, certains jours de mars présentent une humidité très élevée. Vous pouvez alors préparer un LST pour améliorer l’aération et limiter les moisissures et parasites.

En anticipant la météo, vous pouvez améliorer le rendement extérieur et limiter risques d’humidité ou de froid, en choisissant aussi la période optimale pour la floraison afin d’offrir plus de lumière aux plantes. Les graphiques montrent qu’en mars on récolte 11h d’ensoleillement contre 15h en mai, et ces 2h font une vraie différence dans le développement. Si vous démarrez la culture en mars, voici ce à quoi vous attendre semaine après semaine :
Semaine 1 - Germination (1 au 7 mars)
Si vous germinez quelques graines (cycle complet de 9 semaines) et les plantez le 10 mars, la récolte est attendue vers le 2 mai. Connaître la date de récolte estimée aide à anticiper la météo sur tout le cycle de culture.

La germination prend jusqu’à 7 jours : pour planter au 10 mars, commencez la germination au 1 ou 2 mars selon la variété : certaines graines sortent en 72h, d’autres en une semaine. Prévoyez une marge car chaque plante est unique et vous ne pouvez pas accélérer la nature.

Durant la 1ère semaine, vos plantes germent et produisent leurs premières vraies feuilles, signe qu’elles se développent bien.
Semaine 2 - Stade plantule (8 au 14 mars)
Après la levée, il faut 3 à 5 jours pour voir les vraies feuilles. À ce stade, maintenez une humidité élevée : le graphique indique une humidité plutôt basse, hormis certains jours.

Posez une cloche sur la plantule et pulvérisez régulièrement de l’eau pour maintenir une humidité proche de 80 % : sans cela elle risque de sécher. Après la germination et le stade plantule en mars, votre plante entrera en croissance végétative en avril.

En deuxième semaine, les feuilles se multiplient, la plante s’installe vraiment.
Semaine 3 - Stade végétatif (15 au 21 mars)
Durant la croissance végétative, visez une humidité de 70 %. Même si la courbe montre quelques jours à 25-30 % d’humidité, vous devriez être tranquille. Surveillez aussi la température : certaines journées sont marquées par une forte baisse.

Des chutes de température peuvent stresser vos plantes. En les prévoyant, vous pourrez ajuster vos pratiques et maintenir une croissance optimale autour de 22-25 °C.

En 3e semaine, la croissance explose et la plante entre réellement en stade végétatif.
Semaine 4 - Stade végétatif (22 au 28 mars)
En extérieur, la plante pousse avec 14 à 16h de lumière, mais se développera mieux avec au moins 18h.

La durée d’ensoleillement variant selon la région, choisissez bien la période de culture pour maximiser la lumière.

À ce stade, en prenant soin de la plante, vous verrez apparaître une nouvelle paire de feuilles chaque jour – limitez tout stress pour favoriser sa croissance.
Semaine 5 - Stade végétatif (22 au 28 mars)
C’est la dernière semaine avant la pré-floraison. Vous pouvez installer un treillis pour SCROG et retirer les attaches si vous avez fait du LST.

Commencez à réduire progressivement l’apport d’engrais de croissance et à introduire tout doucement les engrais de floraison.

En semaine 6, votre plante sera presque prête à entrer en pré-floraison : encore quelques jours avant de voir apparaître les pistils blancs.
Semaine 6 - Stade de pré-floraison (5 au 25 avril)
Vers le 10 avril, la plante montre les premiers signes (pistils blancs) de la pré-floraison.

L’humidité relative doit être d’environ 60 % puis diminuer progressivement jusqu’à 40 % à la fin de floraison. Le tableau ci-dessus donne une idée générale à ce sujet.

Semaine 7 - Stade de floraison (12 au 18 avril)
En floraison, la plante commence à sentir fort. Il est conseillé d’installer un filtre à charbon ou d’autres systèmes pour masquer les odeurs.

Le taux d’humidité peut devenir très faible, pensez à utiliser un humidificateur ou d’autres techniques pour corriger l’air de votre espace de culture.

En semaine 7, les têtes commencent à gonfler, recouvertes de longs poils blancs. Offrez-leur un engrais de floraison de qualité pour assurer un gros rendement.
Semaine 8 - Stade de floraison (19 au 25 avril)
Deux semaines avant la récolte, commencez le rinçage. Arroser à l’eau claire élimine les excès d’engrais et améliore goût et parfum des fleurs.

En climat plus froid, privilégiez une variété à dominante Indica qui tolère bien les températures basses. Hors conditions extrêmes (<13 °C), tout devrait bien se passer.

Semaine 9 - Stade de floraison (12 au 18 avril)
Au cours de cette dernière semaine, les têtes mûrissent. Il faudra récolter au bon moment et préparer la pièce de séchage pour vos plantes.

Après la récolte et la manucure, laissez sécher pendant deux semaines minimum puis curez les têtes au moins 15 jours.

Avant la récolte, beaucoup de cultivateurs laissent leur plante 48h dans le noir complet. Cela permet au substrat de sécher et de préparer sereinement la tente de séchage.
3. La routine post-récolte expliquée
Voilà un journal de culture complet réalisé par notre grower italien ! Mais le travail ne s’arrête pas à la coupe. Attention, il reste plusieurs étapes à mener avant de savourer le fruit de vos efforts. Avant même de brancher votre sécateur, décidez si vous souhaitez manucurer sur plante fraîche ou sèche.
Une fois ce choix fait, installez l’espace de séchage et récoltez. Plusieurs méthodes s’offrent aux cultivateurs pour récolter et faire sécher, et nous abordons tout cela ci-dessous. Puis, après séchage et manucure, débute le curing des têtes. Curing, c’est quoi ? Cette étape fondamentale permet d’obtenir la meilleure qualité possible : ne la zappez surtout pas. Entrons dans le détail du séchage, manucure et curing du cannabis.
Manucure des têtes de cannabis
La manucure se partage entre deux grandes méthodes : manucure à l’état frais et manucure à sec. Votre choix tient à votre capacité à contrôler la température/humidité ambiante, mais aussi à votre préférence. Une majorité de cultivateurs préfère la manucure à sec.
Avant de détailler les deux approches, rappelons les conditions idéales pour faire sécher vos têtes : visez 15 à 20 °C et une humidité de 50 à 60 %. Si vous ne pouvez garantir ces conditions, optez pour la manucure à l’état frais, surtout si la pièce est trop chaude ou humide.

Le séchage doit idéalement durer 7 à 12 jours. Le renouvellement d’air est indispensable, surtout si la pièce est difficile à contrôler. Évitez de diriger un ventilateur ou une clim directement sur les têtes pour ne pas dessécher trop vite.
Manucure à l’état frais (« wet trimming »)
La manucure à l’état frais consiste à retirer le maximum de feuilles et branches avant le passage en séchage. Cette approche offre des avantages dans certains cas, mais n’est pertinente que si vous peinez à stabiliser les conditions de séchage.
Pour cela, découpez lentement plante et branches, puis détaillez chaque branche au niveau des têtes. Retirez soigneusement les plus grandes feuilles et les feuilles résine réduites autour des têtes. Objectif : accélérer le séchage (climat chaud/humide) et éviter la moisissure lors du drying.
Manucure à sec (« dry trimming »)
Si vous pouvez sécher en espace climatisé, la manucure à sec est préférable. Pour des plantes inférieures à 80 cm, suspendez-les entières tête en bas ; pour de gros sujets, coupez les branches à suspendre.

Une fois séchage terminé, procédez à la taille finale. La manucure à sec est moins salissante et facilite la mise en forme des têtes. Évitez de raser les têtes, préférez ciseler délicatement au ciseau autour des feuilles résineuses pour conserver la forme des fleurs.
Curing du cannabis
Le curing est simple mais met la patience à rude épreuve. Imaginez-le comme le vieillissement d’un bon vin... mais bien plus rapide. Une fois séchage et manucure finis, enfermez vos fleurs dans des bocaux hermétiques. N’importe quel récipient convient (le verre opaque est préférable). La lumière détruit cannabinoïdes et terpènes : plus les fleurs sont protégées, mieux c’est.
Remplissez les pots aux 3/4 maximum pour laisser les têtes respirer et éviter la moisissure. Stockez dans un endroit frais, sombre et sec, entre 2 semaines et 6 mois selon votre patience. Au début, placez un mini-hygromètre dans le pot : il doit indiquer 58-62 % d’humidité. Si c’est plus, ouvrez les bocaux (« burper ») matin et soir sur les 2 premières semaines pour libérer l’humidité résiduelle (sinon, risque de moisissure). Après 2 semaines, si l’humidité stabilise, l’ouverture n’est plus nécessaire.
Six mois ? Pas toutes les variétés n’ont besoin d’autant. Plus vous attendez, plus arômes et effets deviennent complexes. Mais deux semaines suffisent souvent pour un curing correct.
Le curing est-il vraiment indispensable ? Peut-on consommer juste après séchage ? Oui, c’est possible, mais la qualité reste légèrement inférieure au potentiel maximum de la variété. Si vous n’avez rien d’autre à fumer, foncez, mais si vous pouvez patienter… c’est bien mieux !
4. Conseils pour la culture outdoor en Italie
Meilleur substrat
En zone très humide, ajoutez de la perlite pour oxygéner le substrat. En zone sèche, la fibre de coco retient l’humidité du sol.
Bien choisir la génétique
Sélectionnez toujours vos génétiques selon le climat local : Indica-dominante pour le froid, Sativa-dominante pour la chaleur.
Dissimuler l'odeur
Sur un balcon, multipliez les plantes odorantes pour cacher l’arôme du cannabis.
Cannabis en guerrilla
Pour une culture guerrilla, recherchez l’emplacement parfait : bonne lumière, source d’eau proche, loin des nuisibles et animaux pouvant manger la plante.
Les campagnols et taupes peuvent manger les racines tout en restant invisibles. Cherchez les trous ou traces sur les végétaux avant de choisir l’endroit idéal.

Des têtes plus grosses à la récolte
Pour des buds plus denses et imposants en extérieur, programmez la floraison pendant la période la plus ensoleillée. Résultat : meilleur rendement et fleurs de qualité.
Meilleurs engrais
Les engrais organiques réduisent le risque de brûlure et offrent un meilleur goût. Les engrais synthétiques sont possibles mais attention au surdosage.
5. Ravageurs communs en Italie
Presque tous les parasites classiques du cannabis sévissent sur le continent italien : araignées rouges, acariens, pucerons, chenilles, arpenteuses, nématodes, cerfs, oiseaux, taupes, écureuils, etc. sans oublier champignons et moisissures. Avant de cultiver, demandez conseil au grow shop local sur les nuisibles présents. En cas d’inquiétude, utilisez l’huile de neem ou des traitements synthétiques pour la prévention. Préparez un spray foliaire simple :
- 500 ml d’eau du robinet ou de pluie
- 1 ml d’huile de neem
- Savon insecticide à 75 %
Mélangez doucement sans mousse. Vaporisez toutes les 5 à 8 jours, sur toute la plante (dessous des feuilles y compris), pendant la phase végétative.
Beaucoup de parasites logent sous les feuilles et dans les recoins. Ce traitement doit être arrêté 3 semaines avant la récolte. Ne vaporisez jamais sur les fleurs.
6. Qualité de l'eau en Italie
La composition de l’eau varie selon la commune et la source. Renseignez-vous auprès des services publics pour connaître la dureté et la minéralisation, et sachez que l’eau de pluie collectée peut contenir des débris ou contaminants.
Dans la majorité du pays, l’eau du robinet est adaptée à la culture du cannabis. Comme partout, pH et qualité varient ; le chlore est souvent présent. Pour l’éliminer, laissez reposer l’eau 24h avant d’arroser vos dames. Puis-je utiliser l’eau de pluie en Italie ?

L’eau de pluie est légale partout et parfaite pour l’outdoor. Votre culture en bénéficiera de toute façon… Envie d’un meilleur contrôle ? Misez sur la serre. Elle protège du climat ET des nuisibles et animaux.
Vérifiez toujours pH et TDS/EC de l’eau avant, pendant et après la préparation de l’arrosage. Un mauvais pH ou taux de nutriments déséquilibré engendre bien des problèmes. Investissez dans un pH-mètre et EC-mètre de qualité, c’est indispensable pour tout cultivateur.
7. Le cannabis est-il légal en Italie ?
La réponse est non. Grow shops et cultivateurs évoluaient dans une « zone grise » mais la Cour Suprême a jugé récemment qu’il n’est plus criminel de cultiver chez soi (en faible quantité, et pour usage personnel). Selon cet arrêt, la santé publique n’est pas menacée par un petit jardin personnel, donc pas d’infraction si : culture domestique, peu de plantes, faible rendement, pas de matériel pro, usage strictement individuel, et aucune preuve d’intention de commercialisation.
Aucune loi n’interdit le THC, les grow shops vendent matériel, CBD et fleurs à moins de 0,2 % THC (chanvre), mais leur prix reste élevé, de qualité inférieure à la rue ou à l’autoproduction. Attention : dans le dernier document officiel3, le ministère de la Santé n’autorise pas la vente de CBD au public. Même si vous pouvez acheter ou cultiver pour vous-même, un voisin qui alerte la police (à cause de l’odeur, par exemple) peut entraîner des ennuis judiciaires. Trop de plantes, une balance, ou des sachets fermés peuvent justifier des poursuites pour trafic.
8. En conclusion
Il est possible de récolter plusieurs fois l’an la plupart des variétés autoflorissantes grâce à la connaissance du climat local – vous pourrez optimiser votre cycle de culture !
En connaissant la durée d’ensoleillement, vous augmentez le rendement et évitez de stresser vos plantes ainsi que les problèmes d’humidité.
Nous espérons que notre guide semaine par semaine vous aidera à planifier et réussir votre session outdoor. Si vous avez tenté l’expérience, racontez-nous dans les commentaires les soucis que vous avez rencontrés !
RÉFÉRENCES EXTERNES
- Servizio nazionale di previsione neve e valanghe (Meteo Aeronautica) ;
- La repubblica : Cannabis, la Cassazione : "Coltivazione in casa non è reato";
- Richiesta di parere sulla commercializzazione di prodotti contenenti THC.
FAQ
La saison de culture en extérieur s’étend généralement du printemps à l’automne. Dans la majorité des régions, avril et mai apportent des températures plus douces et des journées plus longues. Les conditions varient cependant selon le nord, le centre et le sud. Avant toute culture, il faut vérifier les lois applicables et la météo locale.
Le climat méditerranéen italien offre des conditions favorables, surtout au centre et au sud. Néanmoins, la chaleur excessive, les pluies prolongées et l’humidité d’automne présentent des défis.
Le nord est plus frais au printemps, plus humide, et les périodes de chaleur sont plus courtes qu’au sud. Ces facteurs peuvent ralentir la croissance et augmenter les risques liés à l’humidité. En général, oui, il est possible de cultiver du cannabis en extérieur dans le nord de l’Italie.
Le sud offre des saisons longues, beaucoup de soleil, des automnes doux. Mais attention à la chaleur intense, la sécheresse et le manque d’eau.
La croissance végétative du cannabis photopériodique correspond aux jours les plus longs, soit la fin du printemps et l’été. Les plantes développent alors tiges, feuillage et racines en vue de la floraison.
Le cannabis photopériodique fleurit à partir de la diminution de la durée du jour après le solstice. Le moment exact dépend de la génétique, de la latitude, et des conditions environnementales. Le cannabis autoflorissant est différent : il fleurit avant tout selon l’âge de la plante et non la lumière naturelle.
Les défis environnementaux classiques sont la chaleur, la sécheresse, la pluie intense, le vent et les maladies fongiques. Insectes comme pucerons, chenilles et araignées rouges affectent souvent les cultures. Leur prévalence varie selon la région, la saison et la végétation alentour.
Le cannabis autoflorissant passe en floraison selon son âge, tandis qu’une variété photopériodique répond à la durée du jour. Les variétés auto ont un cycle plus court, les plantes photopériodiques prennent plus de temps.
Trop d’eau augmente l’humidité et donc le risque de maladies fongiques, surtout si la plante forme des têtes denses. Les pluies d’automne varient selon les régions, il faut tenir compte de la météo locale.
Pour une plante photopériodique, floraison et maturation s’étalent entre fin été et automne. Selon la variété et la région, la récolte a lieu entre septembre et novembre. Les variétés autoflorissantes suivent un calendrier beaucoup plus court, indépendant de la saison.
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