Guide semaine par semaine de la variété Wedding Cheesecake Auto Cannabis

03 March 2021
Vous êtes curieux de connaître le cycle de vie de la Wedding Cheesecake Auto et son évolution semaine après semaine ? Découvrez notre guide détaillé de la variété !
03 March 2021
25 min read
Guide semaine par semaine de la variété Wedding Cheesecake Auto Cannabis

Sommaire:
En savoir plus
  • 1. Caractéristiques de culture
  • 2. Mise en place de la culture
  • 3. Germination et phase plantule | semaine 1
  • 4. Début de croissance végétative | semaine 2
  • 5. Croissance végétative intermédiaire | semaines 3-4
  • 6. Préfloraison | semaine 5
  • 7. Début de floraison | semaines 6-7
  • 8. Flo intermédiaire (« phase de gonflage ») | semaines 8-9
  • 9. Maturation et récolte | semaine 10 (et au-delà)
  • 10. Comment bien manucurer, sécher et affiner votre récolte de cannabis
  • 10. a. Manucure de votre récolte
  • 10. b. Manucure à l’humide
  • 10. c. Manucure à sec
  • 10. d. Salle de séchage du cannabis
  • 10. e. Comment sécher les fleurs de cannabis
  • 10. f. Affinage des fleurs de cannabis
  • 10. g. Comment affiner vos têtes de cannabis
  • 10. h. Burping des bocaux à curing
  • 10. i. Quelques conseils pour conserver votre cannabis
  • 11. Le résultat
  • 11. a. Smoke report wedding cheesecake auto
  • 12. En conclusion

Wedding Cheesecake Auto est l'une des autofloraison les plus populaires de la collection Fastbuds, et pas seulement parce qu'elle est nouvelle, mais aussi grâce à ses arômes incroyablement intenses et complexes, ainsi que son effet puissamment relaxant mais motivant qui vous met dans un état de calme, de bonheur et vous donne envie d'être productif. Mais qu'en est-il de son cycle et à quoi s'attendre lors de la culture ?

 

Wedding Cheesecake Auto

Wedding CheeseCake Auto de notre cultivateur Hawkbo.
 

Si vous vous demandez comment la cultiver au mieux et comment chaque étape se déroule, consultez notre retour semaine par semaine sur la Wedding Cheesecake Auto. Nous avons comparé 4 journaux de culture différents afin de vous permettre de découvrir des conseils et astuces utiles à chaque phase et d'obtenir le meilleur rendement et la meilleure qualité possible !

1. Caractéristiques de culture

Wedding Cheesecake Auto pousse en formant un buisson de taille moyenne avec de nombreuses branches latérales — qui s'étirent pas mal au début de la floraison — et une tête centrale épaisse dominant le reste. Un avantage très pratique si vous souhaitez cultiver vos graines façon SOG (Sea of Green).

 

Grow Specs - Wedding Cheesecake Auto

Les caractéristiques de Wedding Cheesecake Auto en font une variété productive, puissante et délicieuse.
 

C'est une auto très facile à cultiver qui pardonne les erreurs des débutants et supporte bien les méthodes de stress élevé durant la croissance végétative. Sa durée de cycle est assez courte, mais elle arrive malgré tout à devenir plutôt grande et à produire de généreux rendements en intérieur comme en extérieur.

 

Wedding Cheesecake Auto nuggets

Les fleurs de la Wedding Cheesecake Auto sont vert clair, striées de violet et abondamment recouvertes de trichomes blancs.
 

L’ensemble du cycle de vie de cette autofloraison se fait en 9 à 10 semaines, et, à la récolte, les têtes sont complètement « givrés » par 24 % de THC et dégagent des parfums de pâte sucrée, de vanille et de cake aux fruits.

1. Mise en place de la culture

Commençons par les présentations. Il existe des dizaines de journaux de culture Wedding Cheesecake Auto en ligne mais, pour cet article, nous avons choisi les 4 qui nous ont semblé les plus intéressants et représentatifs.

Cultivateur A : Hawkbo

Avec près d'une centaine de journaux publiés, Hawkbo est un horticulteur expérimenté, plusieurs fois récompensé lors de concours de Grow Diary of the Month et au Fast Buds Cover Photo Contest. Pour cette session, il a fait germer plusieurs autofleurissantes Fastbuds, dont 2 Wedding Cheesecake Auto.

Hawkbo cultive son cannabis en cycle perpétuel dans une grande tente (sûrement 120x120 cm ou 150x150 cm) sous LEDs Grow Light Science Grow 300. C’est une LED très bien notée, avec un spectre optimal aussi bien pour la floraison que pour l’ensemble du cycle de vie.

 

Hawkbo's grow setup

La petite famille de boutures et de graines de Hawkbo passant la phase végétative sous la lampe GROW 300.
 

Pour la culture des autos, Hawkbo utilise des pots textiles de 2 gallons (7,5 L). Cela peut paraître peu, mais il les remplit de coco et, grâce à des arrosages fréquents, c’est largement suffisant pour l’ensemble du cycle de l’autofloraison.

Cultivateur B : VanCplGrows

VanCpl n’a que 5 cultures à son actif, mais a déjà gagné plusieurs concours. Elle utilise une tente de 60x120 cm équipée d’une clim mobile. C’est parfait pour 3 autoflowers de belle taille : ici, elle a planté 3 Wedding Cheesecake Auto dans 3 sacs de 18,9 L (5 gallons).

Son substrat est la terre. Elle prépare son mélange maison à partir de trois terreaux différents, du perlite et du lombricompost. Elle a aussi inoculé sa super soil avec NPK Raw Grow Microbes. Il s’agit d’un mélange de bactéries et de champignons bénéfiques pour la croissance des racines et l’absorption des nutriments pendant la croissance végétative.

 

Ingredients for the super soil mix

La recette de Vancplgrows pour une récolte abondante.
 

VanCplGrows utilise deux types d’éclairage :

  • Croissance végétative : 96W Quantum Board Elite V2 par HLG & (2x) SunBlaster 6400K strips
  • Floraison : 96W Quantum Board Elite V2 par HLG & (2x) SunBlaster 2300K T5HO

Le QB96 fournit l’éclairage principal et suffit pour cet espace, mais la productrice observe de meilleurs résultats avec les Sunblaster en complément.

Cultivateur C : BasementGanja

Le plus original des quatre, BasementGanja n’hésite pas à stresser ses autos ! Cela demande patience et travail, mais le résultat est là à chaque fois — comme si son but était de montrer à quel point une autofleurissante moderne peut supporter des traitements extrêmes et rester performante.

 

Grower C grow set up

Le setup de culture de BasementGanja.
 

Sur ses 18 cultures, deux ont été élues journal du mois.

Sur ses photos/vidéos, on voit une tente de 120x120 cm éclairée par une Spider Farmer SF4000 de 450W dimmable.

Pour sa Wedding Cheesecake Auto, il utilise un pot plastique de 22,7 L rempli de terreau premium Schultz. Un bon choix car riche en organiques libérant les nutriments progressivement, suffisant pour la quasi-totalité du cycle.

Cultivateur D : Treighfunky

Treighfunky est assez nouveau : 7 mois d'expérience lors de la rédaction. Depuis l’arrivée de son matériel, il partage enthousiasme et (petites) erreurs de débutant. Il s’est aménagé un espace culture dans son garage, utilisant deux tentes de 1,2 m² chacune.

 

Twin grow tents in a garage

Le garage de Treighfunky transformé en jardin d’intérieur.
 

Pour sa Wedding Cheesecake Auto et d’autres variétés, il utilise des pots de 11 L (3 gallons) avec un mélange simple terre + perlite. Le choix classique pour débutant.

Comme tous les autres, il privilégie la LED : il a démarré avec une King Plus 1000W puis, à la mi-floraison, a basculé sur la plus performante SF4000 (comme BasementGanja).

Comparons ensemble l’éclairage des 4 configs :

 

Cultivateur Espace de culture Watts utilisés Type d'éclairage Marque
A 120x150 cm 298W LED Grow Light Science
B 60x120 cm 238W LED HLG & SunBlaster
C 120x120 cm 450W LED Spider Farmer
D 90x120 cm 450W LED King Plus, Spider Farmer

A - Hawkbo, B - VanCplGrows, C - BasementGanja, D - Treighfunky

2. Germination et phase plantule | Semaine 1

Dès le départ, aucune différence de taille n’est observable, mais notez bien les conditions environnementales : 3 cultivateurs sur 4 ont mis en place une température et une humidité idéales — parfait pour cette phase vulnérable.

 

Grow Conditions Week 1

Conditions de culture semaine 1.

A : Germination en plaque alvéolée

Pour l’autofloraison, la meilleure pratique reste de planter directement les graines germées dans leur pot final, car sinon on doit transplanter, ce qui stresse la plante. Cependant, si vous en faites beaucoup à la fois, il peut être judicieux de commencer en petits contenants.

C’est ce qu’a fait le cultivateur A.

Il avait tellement de variétés différentes qu’il a opté pour une plaque alvéolée remplie d’un mélange coco/perlite, substrat idéal à la germination. Bien qu’il soit pauvre en nutriments, la jeune plantule puise encore ses réserves dans la graine. Trop de nutriments à ce stade produiraient de la toxicité. Par ailleurs, coco + perlite assurent une excellente aération et un drainage efficace, indispensables lors de la phase plantule où la plante est vulnérable aux pathogènes fongiques qui aiment l’humidité et le manque d’oxygène. Si vous suivez cette méthode, veillez seulement à ce que vos graines ne sèchent pas trop vite et échouent à germer.

 

Wedding Cheesecake Auto cannabis strain: Week 1 conditions for grower A

Le grower A donnait un arrosage de 0,38 L (0,1 gal) par jour à ses graines, avec un TDS de 150 ppm et un pH de 5,8 — parfait pour la coco.
 

Il a ensuite regretté ce choix : après une semaine, pour transplanter, il n’a pas pu retourner le plateau et faire sortir les plantules, il a dû tirer sur la tige et a blessé certaines racines.

Le producteur partage un bon conseil : si vous utilisez une plaque alvéolée, coupez-la en cellules individuelles afin de pouvoir les retourner pour le rempotage. Autrement, attendez que les racines remplissent la cellule pour ne pas les abîmer.

Retirer une plantule d’une alvéole devient encore plus délicat si le substrat est trop sec : tout s’effrite et les racines risquent d’être exposées et cassées. Avant de rempoter, arrosez bien pour que tout se tienne. Après, n’oubliez pas d’arroser un peu dans le nouveau pot, ça aidera la plantule à encaisser le choc.

Le cultivateur A savait que les plantules aiment une ambiance chaude et humide, il a donc maintenu 99% d’humidité dans sa tente, avec 28°C le jour. En revanche, il a laissé tomber la température de 8°C la nuit : les pros recommandent au maximum 5°C d’écart. En cultivant en coco, il a dû nourrir dès le premier jour.

Il a donc prétraité son substrat avec CALiMAGic (apport calcium/magnésium, indispensable en coco) et ajouté divers nutriments organiques dans l’eau d’arrosage :

  • Organic Grow Liquid, riche en azote et contenant de la mélasse, acides humiques et fulviques,
  • Humic Acid Plus, améliore l'assimilation des micro-éléments,
  • More Roots, augmente la masse racinaire jusqu’à 300 %,
  • Living Organics, booste la vie microbienne dans la zone racinaire.

Les quatre additifs sont entièrement organiques, donc parfaits pour une variété aussi savoureuse que Wedding Cheesecake Auto.

B : Direct pot final

À la différence de son homologue, B n’a pas eu besoin d’ajouter quoi que ce soit à ses Wedding Cheesecake Auto, puisque la terre contenait assez de nutriments pour deux semaines. De plus, elle a démarré directement en pots de 5 gallons pour ses trois bébés.

Elle a commencé en 24h/24 d’éclairage, bonne solution anti-étirement, puis a passé en 20h/4h durant croissance et floraison, et réduisait encore à 19/5 la dernière semaine.

C : Bienvenue au camp d’entraînement

L’approche du grower C, un peu spartiate, se traduit par température et humidité basses (22°C et 40% RH), ce qui est trop frais et trop sec pour ce stade. Sa température restait constante car il laissait la lampe allumée en continu (cycle 24/0). Probablement parce que ses lampes servaient aussi de chauffage.

 

La meilleure façon de faire germer du cannabis.

D : Un solo cup pour la germination

Débutant, D utilise un gobelet en plastique plein de terreau, et sème la graine dès que le germe sort. Il fait toutefois l’erreur de prendre un gobelet transparent (à éviter, les racines détestent la lumière !), mais repique avant que les racines atteignent les bords, donc pas de souci.

L’humidité (52 %) était un peu faible et l’écart de température faible aussi (2°C entre nuit et jour). Mais au final, ça n’a pas eu d’impact négatif. 

De façon assez logique, il a suivi la philosophie « on ne change pas ce qui marche » : classique 18/6, eau claire au pH équilibré non seulement la première semaine mais aussi la majeure partie du cycle, logique vu la quantité de terre.

3. Début de croissance végétative | Semaine 2

En semaine 2, c’est surtout sous terre que ça se passe. Les pousses sont encore très petites, donc peu de différences.

Seule l’une d’elles était plus courte que les autres à cause du training. Aucun des cultivateurs n’a beaucoup arrosé ou augmenté les engrais.

 

Wedding Cheesecake Auto cannabis strain: Week 2 conditions

Conditions de culture semaine 2.

A : Nouveau foyer coco

La deuxième semaine, A a transplanté sa Wedding Cheesecake Auto dans le sac final — un Rain Science de 2 gallons. Le mélange coco/perlite exige des arrosages fréquents, ce qui permet des plantes grandes et productives même en petit volume.

Il a poursuivi la même fertilisation que la semaine précédente, mais augmenté le TDS à 250 ppm.

B : Abaisser la lumière

Pendant cette phase, B a baissé la hauteur des LEDs pour augmenter l’intensité lumineuse — passant progressivement de 10 000 à 13 000 LUX. Elle arrosait chaque plante avec 250-300 ml d’eau du robinet déchlorée tous les trois jours, pH 6,6.

Ses trois "filles" ont l’air heureuses de ce traitement, et, sur les 4 sessions, ce sont ses plantules que j’ai préférées.

 

Wedding Cheesecake Auto grown in soil

Les 3 plantules de Vancplgrows sont dans leurs sacs définitifs dès le jour 1.

C : Le calme avant la tempête

C savait que son terreau contenait tout pour la quasi-totalité du cycle : il a juste arrosé à l’eau, deux gobelets solo par jour. Voici sa fiche de la semaine 2 :

 

Week 2 - BasementGanja's specifications

La culture de BasementGanja en semaine 2 (dans 22,7L de terreau).
 

Sûr de la robustesse de la Wedding Cheesecake Auto (et de ses talents), il a débuté son « sévissage » au jour 14 :

 

En semaine 2, C a effectué un topping sur son auto.
 

Il a taillé au-dessus du deuxième nœud, bouclant la deuxième semaine de croissance de manière spectaculaire.

Note importante : Topping et autres techniques de high-stress training (HST) sont déconseillées sur autofloraison (cycle trop court pour récupérer). Essayez-les si vous savez ce que vous faites ou si la variété est très résistante.

Sinon, essayez plutôt la low stress training (LST), moins risquée et très efficace. Utilisez des attaches douces pour plier les tiges sous la canopée : cela permet une canopée plate et un développement équilibré des têtes.

D : Un peu de nourriture en plus

Bien qu’il n’était pas urgent de commencer l’engrais liquide, D a voulu tester quand même : il a utilisé Grow Big et Big Bloom de FoxFarm. La Wedding Cheesecake Auto avait l’air d’apprécier.

En revanche, il faisait chaud dans la tente : 32°C le jour et 28°C la nuit. Par contre, l’humidité est montée à 59% — presque parfait à cette étape.

Globalement, semaine calme pour les quatre.

 

Grow Progress - Week 2

Progression des quatre cultures en semaine 2 à partir de la graine.

4. Croissance végétative intermédiaire | Semaines 3-4

Durant la semaine 3, les plantules grandissent régulièrement et développent de grandes feuilles. Celles des cultivateurs qui avaient privilégié une humidité forte à la germination, la baissent désormais un peu. À part C (dont la plante s’est retrouvée encore plus trapue à cause du training), c’est une vraie continuité.

 

Grow Conditions Weeks 3-4

Conditions de culture semaine 3.

A : La routine

En semaine 3, A laisse toute liberté à sa Wedding Cheesecake Auto — rien de spécial à signaler. Ce qui arrive lorsqu’on cultive en coco, tous les paramètres parfaitement à l’équilibre. 

En semaine 4, elle atteint 20 cm de hauteur et réagit très bien à “l’arrosage par le bas” que le grower teste : on verse l’eau dans la soucoupe, les racines pompent par capillarité.

 

Week 4 - Hawkbo's Data Sheet

À ce stade, Hawkbo a baissé l’humidité et augmenté l’arrosage en semaine 4.
 

Il effectue aussi des pulvérisations foliaires de Growzyme et ajoute un autre produit Green Buzz LiquidsClean Fruits — pour nettoyer le substrat des excès de nutriments.

B : Une taillée sur trois

Pendant ce temps, B tente la technique qui a marché lors de sa culture précédente : elle taille une de ses trois plantes (la plus grande, la plus élancée).

 

Wedding Cheesecake Auto cannabis strain: a top view of three vegging autoflowers; one topped and the other LSTd

La plus grande des trois a été taillée et formée.
 

Elle enlève les deux branches basses de cette plante et de celle de gauche, laissant la troisième (à droite) tranquille car très compacte.

Voilà le look de la semaine 3 pour elle. Notons que VanCpl a un peu baissé la température et l’humidité.

 

Week 3 - VanCplGrows' Specs

En semaine 4, VanCplGrows commence à entraîner ses plantes et taille la plus grande.
 

Elle augmente aussi l’arrosage à 400 ml, puis ajoute du Remo Nutrients “Micro”, “Grow” & “Velokelp” car certaines feuilles présentaient une légère décoloration (sûrement une carence en magnésium). Elle complète donc par des sels d’Epsom et pulvérise un peu de CALi-MAGic.

La semaine suivante, la plante taillée commence à dominer dans la tente. Malgré son apparence un peu indica au début, elle pousse comme une sativa et demande du training.

VanCpl effectue aussi une légère LST sur la plus petite. Cette “naine” en largeur préoccupait la productrice, car ses branches secondaires étaient chétives. Elle a même remonté la lampe rien que pour celle-ci.

 

Wedding Cheesecake Progress - Week 3

Comparatif entre une Wedding Cheesecake Auto taillée et une intacte (même âge).
 

Tout au long de ces deux semaines, elle augmente l’intensité lumineuse jusqu’à atteindre 30 000 LUX sur l’appli. Elle remarque d’ailleurs que ses Wedding Cheesecake Auto poussaient mieux entre 25,5 et 28°C, mais devenaient molles à des températures plus basses.

La semaine 4 lui paraît le moment idéal pour enrichir la nutrition avec deux produits Remo supplémentaires : AstroFlower (un mélange organique) et Nature’s Candy (apport en sucres pour la vie microbienne du sol). Nourrir ces micro-organismes, parfois négligé des débutants, est très bénéfique pour la plante qui en échange récupère plus d’eau et de nutriments.

Autre astuce utilisée par B, à conseiller à tous lors du préfloraison : glisser (tuck) les grandes feuilles sous les branches pour exposer les futures têtes à la lumière.

C : Une démonstration pour les audacieux

C (après le traitement musclé de la semaine précédente) passe à la main-lining : il donne à sa plante 2-3 toppings pour obtenir jusqu’à 8 têtes principales.

 

Topped and tied down autoflower

Cette Wedding Cheesecake Auto a été taillée, défoliée et liée.
 

Il retire deux paires de grandes feuilles et aplatit les quatre branches restantes. La plante semble souffrir d’un excès d’arrosage, mais elle a beaucoup de branches secondaires.

Durant la semaine 4, le grower opère une lourde défoliation, laisse trois jours de “repos”, puis recommence une légère défoliation juste après :

 

An autoflower after defoliation

Basementganja’s plante, très jeune, a déjà survécu à plusieurs défoliations.
 

Difficile de dire ce qu’on admire le plus : le cran du cultivateur ou la résilience de la plante ! Regardez comme elle ne semble même pas perturbée après si peu de feuillage… étonnant !

D : Robuste et vigoureuse

Même D, qui suivait l’approche la plus simple jusqu’ici, entraîne la tige principale sur le côté à l’aide d’un fil. Mais dès qu’elle redresse, il la laisse pousser naturellement, sans autre intervention.

 

Wedding Cheesecake Grow Progress - Week 4

Les plantes de Hawkbo (à gauche) sont en coco et semblent plus volumineuses que celle cultivée en terre.
 

Sur les 3e et 4e semaines, sa culture reste sans accroc : eau claire, rarement un peu de Foxfarm. Sa plante exprime des traits sativa plus que toutes les autres (sauf peut-être une chez VanCpl) : feuilles étroites, entre-nœuds espacés, branches latérales moyennes.

5. Préfloraison | Semaine 5

La semaine 5 marque la maturité sexuelle des autos : premières fleurs ou, à minima, apparition de pistils aux nœuds. De plus, la phase de préfloraison entraîne souvent beaucoup d’étirement, surtout si la plante n’a pas été entraînée.

 

Grow Conditions Week 5

Conditions de culture semaine 5.

A : Coco en action

En semaine 5, A effectue une légère défoliation sur sa Wedding Cheesecake Auto, mais sans training ni autre manipulation notable.

Son vrai atout est ailleurs : la composition intelligente de la solution nutritive pour la coco. 

 

Feeding Solution For The Coco Medium

Voici les engrais utilisés par Hawkbo cette semaine et jusqu’à la fin de la floraison.

B : Runoff PPM trop haut pour VanCpl

B pense à passer aux engrais floraison pendant cette phase, mais mesure finalement un runoff PPM beaucoup trop élevé sur deux de ses plantes. Elle consacre donc la semaine à lessiver le sol à l'eau claire et passe son éclairage du mode croissance au spectre floraison.

Une panne de courant prolonge la nuit à 10h au lieu de 4 ; les plantes semblent reposées. D'où l’idée de raccourcir les journées sur la fin du cycle.

C : Aucun feuillage ne sera toléré

C poursuit ses habitudes : deux déf foliations radicales supplémentaires sur sa Wedding Cheesecake Auto. L’état final est impressionnant, mais la récupération l’est tout autant :

 

Wedding Cheesecake autoflowering defoliated

Après une grosse défoliation, Wedding Cheesecake Auto repousse aussi dense que jamais.

D : Observer pousser l’herbe

Au cours de la 5e semaine, D ne fait strictement rien, laissez la plante grandir librement jusqu’à 89 cm. Il arrose à l’eau suivant les besoins. D’ailleurs, la floraison a déjà commencé, comme l’attestent les petites feuilles en aiguilles et les stigmates.

Toutes, sauf celle de BasementGanja, entrent en floraison comme le montre la photo :

 

Grow Progress: Week 5

En semaine 5, seule une plante n’a pas commencé à fleurir — à cause du training extrême.

6. Début de floraison | Semaines 6-7

Le début de la floraison, c’est la période où la plante devient très gourmande en eau, donc il faut augmenter l’arrosage. Ceux qui utilisaient déjà des engrais liquides augmentent aussi leur concentration. À la semaine 7, les plantes profitent bien de l’apport en PK et d’un air plus sec qu’en végétatif.

 

Grow Conditions Weeks 6-7

Conditions de la semaine 6 et progrès.
 

Désormais, toutes les plantes commencent à budder sérieusement. Même la « victime » de BasementGanja dévoile ses premiers pistils :

 

Week 6 Grow Progress

Ce ne sont plus des pré-fleurs : la vraie floraison a commencé !

A : Ça commence à se remplir

En semaine 7, la Wedding Cheesecake Auto de Hawkbo est superbe. Si vous vous demandez pourquoi ses têtes sont si grosses si tôt, peut-être grâce à Big Fruits de Green Buzz Liquids, un amendement censé doper la production de fleurs via les auxines.

L’autre explication est probablement la coco.

 

Week 7 Grow Progress

Les têtes paraissent encore duveteuses, mais c’est déjà une belle cola.
 

Comparez-la à ses concurrentes : impressionnant !

B : Une canopée bien uniforme

J’ai une préférence pour les plantes de B (du moins en semaine 6), car j’aime leur canopée plate et feuillue, gage d’un bon rendement global.

 

indoor grow Wedding Cheesecake Auto

Jolie canopée plate, les têtes à distance égale des lampes : voilà une floraison bien menée en intérieur.
 

En semaine 7, il est clair que le topping sur la plus grande était une excellente idée. Regardez le nombre impressionnant de branches secondaires générées.

Sur certaines feuilles inférieures, B remarque des tâches, diagnostiquées comme une carence en phosphore (feuille vert foncé, nervures rouges, tâches bronze) :


fan leaf phosphorus deficiency

Si vos feuilles ressemblent à ça, il s’agit sûrement d’une carence en phosphore.
 

Elle pense que cela vient du PPM runoff trop élevé, donc d’un blocage des nutriments. Prudente, elle n’augmente pas les engrais liquides, mais complète avec un amendement sec riche en phosphore (Gaia Green « PowerBloom »).

C : Le fun ne s’arrête jamais

Pour C, la semaine 6 est aussi animée que les précédentes : cette fois, au lieu de lourde défoliation, il pratique un lollipopping (suppression de tous les sites floraux des branches basses).

Cette méthode permet à la cannabis de concentrer son énergie sur les têtes supérieures.

 

lollipopping Wedding Cheesecake Auto

Le grower a procédé à un lollipopping.
 

À cause de tout ce HST, cette Wedding Cheesecake Auto reste la plus petite : 23 cm (9 pouces) de hauteur.

Enfin, en semaine 7, la plante est laissée en paix.

Le cultivateur note toutefois combien sa plante ramassée et branchue devient gourmande en eau (jusqu’à 6 L pour 22,7 L de pot, la terre sèche à 90 % en 3 jours). Testant, il lui donne 9,5 L et n’obtient que 15% de drainage.

D : Une plante prometteuse

En semaine 6, D est fier de sa plante de 110 cm, et il y a de quoi.

 

Internodes stacking up

Cette Wedding Cheesecake Auto pleine de branches et aux entre-nœuds spacieux bénéficierait clairement d’une LST.
 

Pas très impressionnant pour l’instant, mais elle promet des rendements conséquents.

Pour l’encourager, Treigh crée un petit système CO2 maison : augmenter le CO2 permet de booster la photosynthèse.


homemade CO2 contraption for cannabis

Un générateur maison de CO2.
 

En semaine 7, la plante arrête sa croissance en hauteur, seule la structure change (tiges fines, ouvertes), elle commence à se densifier.

7. Flo intermédiaire (« phase de gonflage ») | Semaines 8-9

Durant cette période, la croissance verticale ralentit, toute l’action se concentre sur les têtes qui gonflent pour de bon. Les plantes restent assoiffées et friandes d’engrais, mais les volumes d’eau et dosages TDS au final varient peu par rapport à la période précédente. Les dernières semaines de floraison, le cannabis préfère un air un peu plus frais, ce qui aide à conserver les terpènes. Hélas, aucun des cultivateurs n’a pensé à baisser la température.

 

Grow Conditions Weeks 8-9

Conditions de culture semaine 8.

A : Toujours sur sa lancée

Semaines 8 et 9, A ne fait rien de spécial sinon quelques défoliations ponctuelles.

Néanmoins, il enrichit sa « recette » : Organic More PK (Green Buzz Liquids toujours) — logique, les têtes gonflées sont friandes de phosphore et potassium.

B : Nouveaux motifs d’inquiétude

B continue à s’interroger sur les carences visibles sur ses feuilles, poursuit le lessivage du substrat.

Pour être honnête, difficile de juger : en cas de problème léger, mieux vaut éviter les manipulations hâtives sous peine d’empirer les choses.

Oui, le PPM du drainage était élevé… Et alors ! Un simple passage temporaire à l’eau claire aurait suffi. Inonder à grands volumes semble une réaction excessive.

 

Grow Progress Week 8

Semaine 8, la phase de gonflage se poursuit.
  

Le grower s’inquiète aussi que la plus grande soit « trop molle et peu productive ». En fait, rien d’anormal — c’est juste un phénotype sativa, tout comme celui qui enthousiasme D. Elles peuvent être aussi productives, mais mettent plus de temps à mûrir.

C : À nu une fois de plus

Semaine 8, C se laisse tenter à nouveau par la défoliation, supprimant toutes les grandes feuilles qui projettent de l’ombre sur les têtes.

Il n’utilise toujours pas d’engrais liquide : tout ce qu’il apporte provient du terreau premium, seule l’eau est ajoutée (désormais 8 L tous les 5 jours).

 

Week 8 Grow Progress

Avancée des cultures semaine 8.
  

Il faut attendre la semaine 9 pour voir le premier apport d’engrais : une forte dose de FloraNova Bloom et du CALiMAGic.

Et, naturellement, une nouvelle défoliation.

 

Week 9 Flowering Tops

Comparatif des têtes en floraison semaine 9.
  

Honnêtement, difficile de comprendre cette obsession du “sans feuille” ! À chaque défoliation, la plante est toute nue pendant seulement quelques jours avant de redevenir dense.

Elle prouve ainsi sa résistance mais cela retarde clairement la floraison. La photo montre d’ailleurs qu’elle est la moins avancée.

D : À table

Niveau nutrition, D fait comme BasementGanja : la terre de 11 L l’a mené à la semaine 7, puis il ajoute de la mélasse en semaine 8 (apport énergétique), surtout à cause d’une forte défoliation antérieure. Il poursuit la mélasse pendant trois semaines (5 cuillères à café par 4 L).

 

Week 9 Grow Progress

Deux cultivateurs sur quatre seront prêts à récolter d’ici une semaine.
 

En semaine 9, il commence à compléter les nutriments résiduels du sol par des engrais floraison, en particulier FloraBloom (jamais plus d’1/3 de la dose recommandée).

8. Maturation et récolte | Semaine 10 (et au-delà)

Les dernières semaines avant récolte, la préoccupation principale devient l’humidité relative : l’espace de culture est rempli ; la transpiration importante ; les têtes sont volumineuses et donc sujettes aux moisissures.

 

Grow Conditions Week 10+

Conditions de culture semaine 10+
 

Deux cultivateurs terminent à la semaine 10. C’est l’occasion d’observer la taille finale de leurs plantes et la différence que fait le training, surtout avec des méthodes radicales comme celle de C. 

 

Wedding Cheesecake Auto Cannabis Strain: height chart

Progression de la hauteur de la Wedding Cheesecake, semaines 1-9.
 

Ce tableau insiste aussi sur l’utilité d'employer au moins du LST sur une auto à tendance sativa. Sinon, elle peut devenir très grande (comme celle de D). Heureusement, il avait la place pour l’accueillir ! 

A : Un miracle cristallisé

A a coupé sa Wedding Cheesecake Auto à l’apogée de sa beauté. Un aspect spectaculaire, bourré de blanc, l’effet « bag appeal » au maximum !

Les derniers jours, le grower a enlevé toutes les feuilles nourricières

 

Flowers covered in trichomes

La couverture de trichomes sur ces têtes de Wedding Cheesecake Auto est incroyable.
 

Cela laisse voir la structure de la plante : forme classique « sapin de Noël », une colas principale et de nombreuses latérales moins hautes. Structure très adaptée pour une culture SOG.

B : Deux sur trois ont franchi l’arrivée

Les plantes de B ne sont pas parfaites, mais deux sont mûres pour la coupe. Elle explique que son énorme avait pris du retard et que, faute de pièce de séchage, elle a dû couper les trois en même temps.

La plus avancée affiche ses premiers trichomes ambrés, elle a alors éteint la lumière pour 48h (le temps de booster la production de THC). Les voici juste avant extinction du tout :

 

weed plants ready for harvest

La plante de gauche aurait pu aller deux semaines de plus, les autres sont prêtes.
 

Pour les deux autres (C et D), la récolte n’était pas encore là, mais les semaines de rab allaient apporter une belle récompense.

Voyons ce qu’il s’est passé pour eux ensuite.

BasementGanja (cultivateur C)

Sur les 6 semaines restantes, il continue sa routine d’arrosage copieux suivi d’attente 5-6 jours pour que la terre sèche à 90-95%. Ainsi, il évite de surdoser en engrais (la concentration grimperait dangereusement en fin de cycle), d’où sa parcimonie avec les nutriments.

 

Vidéo timelapse de BG
 

Le cultivateur a eu la gentillesse de faire une vidéo en time-lapse de l'évolution de la Wedding Cheesecake Auto sur tout son cycle. Très court et très sympa à regarder !

Il remarque à plusieurs reprises que le pH du drainage est trop faible et réalise des rinçages importants (jusqu’à 95 L à chaque fois) avant d’arroser à un pH jusqu’à 8,0.

Attention : Cannabis n’aime pas de tels écarts de pH. Même si le drainage est hors-norme, n’allez pas trop loin avec le pH de votre solution. Restez entre 6,0-6,5 en terre, 5,5-6,0 en coco/hydro.

Dans ce cas précis, je n’aurais pas monté au-delà de 6,5. Aussi, la Wedding Cheesecake Auto avait l’air saine malgré ces mesures extrêmes.

En tout cas, à la semaine 16, la plante de C est prête avec une quantité folle de colas longs, denses et durs.

Treighfunky (cultivateur D)

Treighfunky donnait différents engrais floraison et additifs, alternant solution nutritive et simple eau claire. Les « sugar leaves » (feuilles sur les têtes) deviennent vite carencées : d’abord jaunes, puis cassantes.

Classique : la plante puise l’azote sur ces dernières feuilles si tout le reste est déjà tombé.

Voici le plan de nutrition de la semaine 10 à 14 :

 

Feeding Regimen Week 10 to 14

Plan de nutrition semaines 10-14.
 

Hormis arrosage et nutrition, le producteur :

  • Enlève les feuilles sucrées mourantes (erreur, ça force la plante à puiser l’azote ailleurs),
  • Utilise des yo-yos en semaine 11 car les têtes deviennent trop lourdes.

Personnellement, je préfère une plante plus verte même en fin de flo, mais côté rendement cette Wedding Cheesecake Auto est spectaculaire. Bravo Treighfunky !

9. Comment bien manucurer, sécher et affiner votre récolte de cannabis

Après avoir coupé vos plantes, bien manucurer, sécher et affiner sont essentiels pour obtenir des têtes de qualité. Ces étapes préservent les arômes/ saveurs en éliminant le goût vert du à la chlorophylle. Le travail ne s’arrête donc pas à la récolte ! Pour bien conserver la saveur et l’humidité, il faut manucurer, sécher puis affiner la weed. La première étape est la manucure : découvrons de quoi il s’agit.

Manucure de votre récolte

Manucurer consiste à retirer les grandes feuilles nourricières et les petites sugar leaves sur les têtes. C’est une étape clé pour éviter les moisissures, améliorer le parfum, l’aspect visuel et le plaisir lors de la consommation.

 

Trimming your cannabis harvest

Rappelez-vous : manucure à sec ou à l’humide ? Cela dépend des conditions de séchage.
 

La manucure peut se faire avant le séchage (appelée manucure à l’humide) ou après (manucure à sec).

Manucure à l’humide

La manucure à l’humide consiste à enlever les sugar leaves avant le séchage. Ce n’est généralement pas recommandé car cela accélère trop le séchage, ce qui diminue les arômes. Mais, si vous avez du mal avec l’humidité, c’est un vrai atout anti-moisisure — le retrait précoce évite à l’humidité de stagner.

Avantages

  • Peut éviter la moisissure en ambiance humide
  • Les têtes sèchent plus vite
  • Permet de sécher plus de têtes en même temps (sur filet).

Inconvénients

  • Procédé plus fastidieux/messy, feuilles fraîches donc collantes
  • Peut dessécher trop vite = perte de goût/arôme.

Manucure à sec

Comme son nom l’indique, la manucure à sec consiste à enlever les sugar leaves après séchage. C’est la méthode la plus recommandée, car elle permet de maintenir un taux d’humidité optimal dans les pièces sèches et donne souvent une weed au goût plus riche, le séchage étant ralenti.

Avantages

  • Prévient le dessèchement du à l’air sec
  • Les têtes sèchent plus lentement, préservant goût et parfum.

Inconvénients

  • Peut mener à la moisissure si l’ambiance est trop humide
  • Les feuilles sèches adhèrent parfois aux têtes, donc plus longues à retirer.

Salle de séchage du cannabis

Une bonne salle de séchage doit être complètement sombre, température de 15 à 21°C et humidité de 55 à 65 %. Cela peut être dur à tenir, donc achetez un hygromètre fiable ! Pour stabiliser l’ambiance, prévoyez ventilo, clim, humidificateur/déshu si besoin. Investissez dans cet équipement si vous voulez une qualité optimale. 

 

Drying your cannabis harvest

Séchez la plante entière si possible !
 

N’oubliez pas : la lumière accélère la dégradation, donc couvrez fenêtres et lampes. Ouvrez la porte pour vérifier, mais évitez toute exposition prolongée.

Comment sécher les fleurs
de cannabis

Après avoir choisi sec ou humide pour la manucure, il est temps de sécher votre récolte. Soit vous suspendez la plante entière tête en bas (si manucure à sec), soit vous faites sécher sur filets de séchage (si manucure à l’humide).

Séchage suspendu des têtes

Sécher la plante entière suspendue prend moins de temps en découpe, mais plus de place : il faut accrocher branches, tiges et tout ensemble. Cela prend plus de temps à sécher (généralement 7 à 16 jours) car il y a plus de matière verte.

Filets de séchage pour les têtes

Si manucure à l’humide : utilisez un filet plat (ronds, en maille pour maximiser le flux d’air) pour poser les têtes. Séchage plus rapide (4 à 7 jours) vu que chaque tête est isolée.

Affinage des fleurs de cannabis

Après séchage, place à l’affinage ! Si manucure à sec, on retire les feuilles avant. Pour affiner, utilisez des bocaux en verre hermétiques, qui stoppent la perte d’humidité et préservent terpènes et cannabinoïdes = plus de saveur.

Pendant l’affinage, maintenez l’humidité dans le pot entre 55 et 65 %, l’affinage peut durer de 7 jours à 2 mois (voire plus selon la variété). L’affinage redistribue l’humidité du cœur vers l'extérieur des têtes, il faut donc ce taux pour éviter la moisissure.

De plus, un bon affinage permet de conserver la weed jusqu’à 2 ans sans perte de puissance ! Cela améliore goût, odeur et élimine la chlorophylle responsable du goût “vert”.

Comment affiner vos têtes de cannabis

Faites-le dans une pièce noire, pas trop humide et à température stable. Fuyez les caves humides ! Il vous faudra :

  • Bocaux hermétiques
  • Hygromètre (un par bocal) pour température et hygrométrie.

Mettez les têtes sans les tasser, fermez. Après quelques jours, elles deviennent un peu plus molles : c’est l’humidité du cœur qui remonte. Si les têtes sont dures ou sèches, elles sur-sèchent. Mettez donc un hygromètre dans le pot, il doit afficher entre 55 et 65 %.

 

Curing your cannabis harvest

Les pots à curing doivent être bien hermétiques pour garder la weed fraîche.
 

Si par hasard la weed sèche trop, utilisez un pack d’humidité pour la réhydrater. Si c’est trop humide, laissez le couvercle ouvert quelques heures. L’ouverture des bocaux s’appelle le “burping”.

Burping des bocaux à curing

La première semaine d’affinage, ouvrez chaque bocal 1-2x par jour quelques minutes : le burping. Cela élimine l’excès d’humidité et renouvelle l’air. Après la première semaine, on peut burper tous les deux ou trois jours ; après deux semaines, la plupart des têtes sont affinées, mais selon la variété cela peut durer plus longtemps. Continuez (en burpant toutes les 1 à 3 semaines) jusqu’à atteindre le goût souhaité.

Surveillez toujours l’odeur : une odeur d’ammoniac = weed trop humide, moisissure à venir. Laissez alors ouvert un jour. Bien affinée, la récolte se stocke plusieurs années. Conservez-la dans un endroit frais (plus de 25-30°C risque de moisissure).

Quelques conseils pour conserver votre cannabis

Sachez que la chaleur excessive fait évaporer les cannabinoïdes et terpènes, donc quelques règles :

  • Stockez à l’abri de la lumière et de la chaleur (dans un endroit sombre et frais)
  • Utilisez des bocaux en verre, évitez le plastique/bois
  • Employez des hygromètres et sachets humidificateurs pour garder la weed fraîche.

10. Le résultat

Wedding Cheesecake Auto Cannabis Strain: outcome table

Wedding Cheesecake Auto fut gratifiante chez tous les cultivateurs.

Rendement Wedding Cheesecake Auto

En seulement 10 semaines, Hawkbo a récolté 60g (2,12oz) de têtes serrées et givrées. Il note un excellent rapport calices/feuilles, rendant la variété très intéressante commercialement même en petits pots.

 

Hawkbo Harvest

Hawkbo sait prendre de superbes photos, mais ce bud est beau indépendamment de cela.
 

Sa session illustre bien une culture commerciale : rapide, sans soucis, sans mauvaises surprises. Le mix coco/perlite et les engrais modernes garantissent ce résultat.

VanCpl : rendement total 255g (9oz) soit 85g (3oz) par plante ! Beaucoup de fleurs, et elle aurait pu en avoir plus si la plus lente avait eu plus de temps.

 

Vancplgrows Harvest

De belles têtes manucurées, pleines de pistils roux.
 

Elle pense qu’une ou deux semaines de plus auraient suffit, mais vu celle de Treighfunky, sans doute davantage encore. Le résultat aurait été meilleur sans le lessivage excessif.

BasementGanja a bien mérité sa récompense : 210g (7,41oz) sur une seule plante ! Mais le revers, c’était la longueur du cycle — à cause du training extrême et des défoliations.

 

Basementganja Harvest

Basementganja manucure sa Wedding Cheesecake Auto fraîche, encore très verte.
 

Enfin, Treighfunky mène la culture à terme : son phénotype sativa récolté à 14 semaines donne 130,12g (4,59oz) de têtes séchées et manucurées.

 

Treigfunky Harvest

Ces colas promettent beaucoup d’énergie et de bonne humeur.
 

Il aurait clairement pu récolter plus en topant ou en entraînant sa plante.

Smoke report Wedding Cheesecake Auto

Comme souvent, les cultivateurs partagent tous les détails… mais oublient le smoke report après curing !

Ici, seul Treighfunky attend assez longtemps pour apprécier à fond : il décrit les têtes partiellement affinées comme sentant la pâtisserie, arômes de crème, vanille, pop-corn sucré — et ce malgré des conditions de séchage perfectibles.

 

Wedding Cheesecake Smoke Report

Tous ont apprécié la fumée, à la fois pour sa puissance et sa saveur.
 

VanCplGrows ne décrit que la fumée sur têtes non affinées : elle distingue une douceur discrète derrière l’amertume pine/hay typique des têtes fraîches. BasementGanja est bref mais enthousiaste : « ça sent super bon ». Pour Hawkbo, l’odeur de crème façon « glaçage » est marquée.

Petit conseil aux débutants : curez votre weed au moins 3 semaines avant le premier essai. Même un spectre terpénique moyen est alors mis en valeur, et sur des variétés comme Wedding Cheesecake Auto, c’est l’extase assurée.

Côté effet, VanCplGrows ne se prononce pas. Espérons que la Wedding Cheesecake Auto ne l’a pas démotivée 😉. Pour les autres, l’effet est décrit comme équilibré, relaxant, mais avec une touche sativa énergisante. Parfait pour les fumeurs expérimentés (ceux qui supportent la puissance des autos modernes) à accompagner d’un café le matin ou toute la journée !

11. En conclusion

Au vu de ces 4 cultures, Wedding Cheesecake Auto s’impose comme une autofloraison particulièrement résistante. Laissez-la tranquille, vous n’aurez aucun problème. Tentez des techniques avancées, elle les encaisse aussi !

La réputation de l’autofloraison veut qu’elle soit fragile, mais celle-ci fait preuve d’excellente résistance, aussi bien à la LST qu’aux techniques extrêmes (taille, défoliation, topping).

D’ailleurs, le topping paraît quasiment indispensable si on a un phénotype grand et ouvert. Cela retardera la récolte de quelques semaines, mais à la clé : une explosion de colas longs et épais.

Dans tous les cas, même un total débutant sera récompensé par des rendements largement supérieurs à la moyenne et une qualité de fumée superbe.

Bons grows à tous !

 

RÉFÉRENCES EXTERNES

  1. Photosynthetic response of Cannabis sativa L. to variations in photosynthetic photon flux densities, temperature and CO2 conditions” Physiology and Molecular Biology of Plants. Octobre 2008.
  2. Temperature response of photosynthesis in different drug and fiber varieties of Cannabis sativa L.” Suman Chandra, Hemant Lata, Ikhlas A. Khan, et Mahmoud A. ElSohly. Juin 2011.
  3. The results of an experimental indoor hydroponic Cannabis growing study, using the 'Screen of Green' (ScrOG) method-Yield, tetrahydrocannabinol (THC) and DNA analysis” Forensic Science International. Mai 2010.
  4. Closing the Yield Gap for Cannabis: A Meta-Analysis of Factors Determining Cannabis Yield” Frontiers in Plant Science. Avril 2019.


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