Guide semaine par semaine de la variété de cannabis Sour Diesel Auto
- 1. Histoire
- 2. Caractéristiques
- 3. Guide semaine par semaine
- 3. a. Semaine 1 - germination
- 3. b. Semaine 2 - phase de croissance végétative
- 3. c. Semaine 3 - phase végétative
- 3. d. Semaine 4 - phase végétative
- 3. e. Semaine 5 - pré-floraison
- 3. f. Semaine 6 - floraison
- 3. g. Semaine 7 - floraison
- 3. h. Semaine 8 - floraison
- 3. i. Semaine 9 - récolte
- 4. À quoi s’attendre ?
- 5. Séchage, manucure et affinage de votre récolte sour diesel
- 6. En conclusion
1. Histoire
Il n'y a pas beaucoup d’informations sur les origines de cette variété super acide car la Sour Diesel remonte aux années 90 et, à l'époque, le cannabis n'était pas réglementé et la plupart des sélectionneurs ne notaient pas les croisements réalisés.
L’histoire de la Sour Diesel commence au début des années 1990, même si personne ne sait exactement où elle a vu le jour, il est convenu que ce fut sur la Côte Ouest des États-Unis.

À ce moment-là, la Chemdawg était très populaire et était cultivée par un groupe d'amis qui ont découvert un phénotype exceptionnel. Ce phénotype a rapidement attiré l’attention de tous et il est vite devenu presque impossible à obtenir car ce groupe ne vendait ni graines ni clones, uniquement des fleurs.
Dès que la rumeur s'est répandue, tout le monde a essayé de mettre la main sur ce phénotype Chemdawg, en particulier A.J. qui était un sélectionneur expérimenté et voulait obtenir ces génétiques pour les rendre accessibles au grand public.
A.J. était un breeder chevronné qui voulait ces génétiques pour consommer mais aussi pour vendre les fleurs. Avec le temps, A.J. achetait des fleurs chaque jour dans l’espoir de tomber sur l’une ou l’autre graine dans les têtes et, après quelques mois, il a eu la chance de trouver cinq graines, et toutes ont germé.

Ce qu’il ignorait, c’est que ces graines n'étaient pas ce qu’il pensait car le groupe d’amis les avaient croisées avec une autre plante. Ainsi, les graines d’A.J. étaient de bonne qualité, mais pas tout à fait ce qu’il recherchait. Pour en tirer le meilleur parti, il a croisé ses plantes avec une Super Skunk, ce qui a donné la Sour Diesel que nous connaissons aujourd’hui.
Gardez à l’esprit que cette théorie n’est pas confirmée car il est impossible de retracer précisément l’origine de cette variété, mais tout le monde s’accorde à dire que la Sour Diesel est devenue un classique pour son mélange unique d’agrumes et de carburant, donnant naissance à de nombreuses variétés célèbres.
2. Caractéristiques
La version Fast Buds de cette Sativa ultra-puissante est très facile à cultiver, prenant 9-10 semaines de la graine à la récolte et poussant jusqu'à 120 cm. Vous pouvez espérer des rendements atteignant 550gr/m2 et de magnifiques têtes à 21% de THC. Les fleurs sont très denses, grosses et dégagent un arôme extrêmement puissant qui représente à merveille les variétés gazeuses, grâce à ce délicieux mélange de carburant, d’agrumes, de pin et de bois de santal.

Les têtes se couvrent aussi d'une épaisse couche de trichomes et si l’arôme vous paraît fort, attendez de ressentir l’effet. Malgré l’odeur « Kushy », la Sour Diesel Auto offre un effet de type Sativa qui vous tiendra en hauteur toute la journée, avec un effet cérébral énergisant et motivant, parfait pour jouer, dessiner, écrire ou passer du bon temps entre amis.
3. Guide semaine par semaine
Cet article sert de ligne directrice afin que vous sachiez à quoi vous attendre lorsque vous cultivez la version auto de ce classique. Vous verrez ici les conditions maintenues pendant ce grow report ainsi que les résultats obtenus par plusieurs cultivateurs.
| Spécificités de culture |
|---|
| Éclairage : LED |
| Cycle lumineux : 20/4 |
| Humidité : 45-65% |
| Température : 22-30°C |
| Espace de culture : Indoor |
| Nutriments : Synthétiques |
| Niveau de pH : 5.5-6.2 |
| De la graine à la récolte : 9-10 semaines |
Gardez à l’esprit que cette chronologie écrite est faite pour vous aider lors de la culture de cette variété. Même si vous pouvez cultiver vos plants dans la plupart des conditions, il convient d’ajuster votre installation selon les conditions et la variété spécifique, ici notre Sour Diesel Auto.
Semaine 1 - Germination
Comme toujours, c'est la première semaine et c’est là où ce guide semaine par semaine commence. Ce cycle débute en germant quelques graines avec la méthode du sopalin puis en les transférant dans le substrat choisi. Nous recommandons d'habitude de tremper les graines dans l’eau jusqu’à 48h pour ramollir la coquille et faciliter l’absorption d’eau par l’embryon, augmentant ainsi les chances de germination.
| Taille : 3cm |
|---|
| pH : 5,8 |
| Humidité : 65% |
| Température : 30°C |
| Arrosage : 100ml |
Sachez que les graines de cannabis germent dans certaines conditions, donc même si nous conseillons le trempage dans l’eau, vous pouvez les faire germer comme vous voulez, tant que les conditions sont réunies, vous réussirez la germination.
J'ai lancé 4 nouvelles graines dans du sopalin, prêtes à planter dès qu'elles auront germé. -GrowBuv
Donc, si c’est votre première fois, gardez l’humidité relative autour de 90% et la température entre 18-25°C. Quand votre plantule sort de terre, gardez la même température mais baissez un peu l’humidité, autour de 65-70%

Si vous n’avez pas le bon équipement pour réguler et maintenir la bonne humidité, vous pouvez acheter un dôme en plastique en growshop local ou en bricoler un avec une bouteille ou tout autre contenant plastique. Cela aide à maintenir un bon taux d’humidité et favorise la croissance, mais sachez qu’il sera de plus en plus difficile d’improviser à mesure que la plante grandit, alors mieux vaut investir un peu pour s’éviter des soucis plus tard.
Semaine 2 - Phase de croissance végétative
Si tout se passe bien, votre plante a percé le sol et commence à développer de vraies feuilles. Chaque doigt d’une feuille s’appelle un « apex », une caractéristique héritée de ses parents. Le nombre d’apex n’influence pas la plante mais les premières feuilles à 3 doigts sont les « vraies feuilles ». Dès que 2-3 paires de vraies feuilles sont apparues, vous pouvez commencer à entraîner doucement votre plante. À ce stade, inutile de s’inquiéter, votre plantule fragile est bien lancée dans la phase végétative, une des deux grandes étapes de la culture du cannabis. Si c’est votre première culture, sachez qu’en phase végétative, la plante se développe en hauteur et produit beaucoup de grandes feuilles (« feuilles nourricières »). Pas de fleurs à ce stade, juste la croissance pour donner un maximum de sites de têtes et favoriser la reproduction.
| Taille : 10cm |
|---|
| pH : 6,3 |
| Humidité : 50% |
| Température : 23°C |
| Arrosage : 150ml |
Lors de la phase végétative, la plante a besoin d’un large spectre de nutriments, surtout trois macronutriments : Azote, phosphore et potassium. Elle a surtout besoin d’azote à ce stade, c’est pourquoi les engrais affichent souvent davantage d’azote pour la croissance. Pourquoi ? Car l’azote forme la base des acides aminés, briques moléculaires nécessaires à la fabrication des protéines, indispensables à la structure de la plante et à la création d’enzymes vitales.

Selon votre style de culture, vous pouvez choisir différentes méthodes pour garder une plante en bonne santé en phase végétative. Certains privilégient les engrais de synthèse en bouteille, d’autres préfèrent une terre vivante et organique. Si vous souhaitez essayer : les mulch morts (paille, foin...) retiennent l’humidité et protègent la vie du sol contre les UV tout en servant de nourriture pour vers et cloportes. Ceux-ci décomposent les mulchs et rendent le sol plus fertile. À l’inverse, le mulch vivant consiste à cultiver des plantes bénéfiques en densité autour du cannabis : elles retiennent l’humidité et abritent le sol, certaines fixant l’azote atmosphérique (légumineuses par exemple).
D’autres apports sont utiles, par exemple ajouter du lombricompost en surface ou en thé, ce qui favorise les microbes utiles et apporte plein de nutriments essentiels. Certaines préparations KNF comme le jus de plante fermenté (FPJ, à base par exemple d’orties ou d’adventices) aident aussi à fournir de l’azote aux racines.
Dès que vous voyez trois paires de feuilles, vous pouvez commencer l’entraînement (LST ou HST par ici), tant que c’est fait correctement vous récolterez les bénéfices. Mais nous déconseillons le HST aux débutants car cela peut trop stresser les plantes. Si vous débutez, vous pouvez attendre quelques jours de plus. Dès les premières vraies feuilles, commencez à nourrir peu à peu avec de l’engrais « croissance » au ratio 3-1-2 : ça donne plus d’azote (pour la masse végétale) et moins des autres macronutriments et micronutriments.

Selon les nutriments et le substrat utilisés, pensez à vérifier et ajuster le pH de la solution nutritive, car c’est le pH de l’eau qui permettra à la plante d’absorber certains nutriments. Même si vous apportez ce qu’il faut, la plante ne pourra pas les assimiler si le pH n’est pas dans la bonne fourchette.
Semaine 3 - Phase végétative
Autour de la semaine 3 (si tout se passe bien), la plante a déjà bien développé son système de racines et vous verrez une explosion de croissance. À ce stade, elle aura développé pas mal de feuillage et aura bien grandi.
| Taille : 30cm |
|---|
| pH : 5,5 |
| Humidité : 50% |
| Température : 26°C |
| Arrosage : 400ml |
On peut commencer l’entraînement des plantes dès cette semaine 3 : la plupart ont alors une bonne structure pour attacher les branches, par exemple.
Selon la technique d’entraînement, attendez que 3 paires de feuilles soient développées ou que l’espacement internodal convienne à votre objectif.

Vous pouvez obtenir des résultats similaires avec les techniques LST et HST, mais le LST prend plus de temps car il faut y aller doucement chaque jour, par contre il stresse bien moins la plante que le HST (comme le toppage ou la taille intense). Pensez à ce que vous recherchez et maîtrisez vos techniques, tout en adaptant l’environnement pour permettre à la plante de récupérer vite. Un plant stressé a besoin de quelques jours de récupération avant de reprendre sa croissance.
Semaine 4 - Phase végétative
La semaine 4 est généralement la dernière de la phase végétative, juste avant la pré-floraison. À mesure que la plante approche la pré-floraison, vous verrez les sites de floraison devenir vert clair et, dès qu’elle est mature, des stigmates – petits poils blancs marquant le début de la floraison – apparaîtront.
| Taille : 50cm |
|---|
| pH : 5,5 |
| Humidité : 65% |
| Température : 25°C |
| Arrosage : 500ml |
En général, les pieds mâles montrent leur sexe quelques semaines avant les femelles. Si vous cultivez d’autres variétés non féminisées, surveillez de près les sacs polliniques.
Cela s’explique car les sacs polliniques contiennent du pollen qui peut polliniser vos femelles, entraînant la production de graines et ruiner la récolte. Vérifiez donc bien tous vos plants pour éviter cette situation.

Nos graines étant féminisées, pas de souci de mâles, mais il reste essentiel d’examiner vos plants tous les jours pour prévenir les insectes ou moisissures qui peuvent attaquer vos plantes sans que vous ne les voyiez vu leur petite taille.
Semaine 5 - Pré-floraison
La cinquième semaine marque le début de la pré-floraison. Comme montré sur les photos ci-dessous, la plante commence à montrer son sexe, signe qu’elle est sexuellement mature.
Dès l’apparition des poils blancs, les trichomes se développent. Si la plante ne sent pas encore fort, ça ne saurait tarder. Préparez donc déjà un moyen de masquer ou éliminer les odeurs.
| Taille : 60cm |
|---|
| pH : 6,5 |
| Humidité : 55% |
| Température : 28°C |
| Arrosage : 700ml |
Comme vous le savez, le cannabis a besoin de plus de phosphore et potassium pour ses têtes. Dès l’apparition des poils blancs, commencez à donner doucement des engrais « floraison » au ratio 1-2-3 et, selon le substrat, ajoutez calcium, magnésium et oligo-éléments nécessaires à la plante.

Comme dit plus haut, le cannabis prospère dans des conditions précises, vérifiez-les chaque jour et ajustez si besoin. En pré-floraison, gardez la température entre 18-25°C et l’humidité à 55-60%.

Si vous entraîniez vos plantes, arrêtez maintenant dès la formation des têtes pour éviter de les stresser. Un stress en phase de floraison peut nuire au rendement et à la qualité, donc normalement la structure et la taille souhaitées sont déjà atteintes.
Semaine 6 - Floraison
La sixième semaine marque la première moitié de la floraison, vos plantes devraient être en pleine floraison et, au fil de la semaine, l’odeur dans l’espace de culture va devenir très forte. Si ce n’est pas déjà fait, n’oubliez pas d’installer un filtre à charbon et une extraction pour éliminer les odeurs, car cette plante va inonder votre environnement d’une forte senteur de diesel.
| Taille : 65cm |
|---|
| pH : 6,5 |
| Humidité : 45% |
| Température : 28°C |
| Arrosage : 1000ml |
Si vous n’avez pas les moyens d’acheter un bon filtre à charbon, vous pouvez utiliser des neutralisateurs d’odeur qui masqueront un peu l’odeur, mais cela ne sera pas aussi efficace. C’est aussi le moment où la plupart des problèmes d’insectes apparaissent, donc gardez un œil sur vos plantes et intervenez dès l’apparition de symptômes.

Si l’environnement n’est pas bien contrôlé, en particulier le taux d’humidité, vous risquez de la moisissure, surtout à l’intérieur des têtes (bud rot). Ce champignon aime la chaleur et l’humidité. Contrôlez donc bien votre espace de culture.
Semaine 7 - Floraison
En semaine 7, il est conseillé de nourrir avec la dose complète d’engrais floraison. Vos plantes n’ont plus que quelques semaines pour que les têtes gonflent bien, veillez à leur fournir ce qu’il faut sans surcharger, ce qui pourrait ralentir la croissance et diminuer le rendement.
| Taille : 65cm |
|---|
| pH : 6,5 |
| Humidité : 45% |
| Température : 28°C |
| Arrosage : 1100ml |
À l’approche de la récolte, vérifiez bien les conditions pour éviter les insectes, la moisissure et ne pas stresser la plante. En deuxième partie de floraison, gardez l’humidité autour de 50% et la température entre 18-25°C.

Comme le montrent les photos ci-dessus, les têtes ont pris forme mais doivent encore gonfler. Même si certains pistils brunissent, ne vous inquiétez pas, laissez mûrir et continuez comme ça, la récolte est presque là !
Semaine 8 - Floraison
La semaine 8 correspond à la seconde moitié de la floraison. L’odeur devient très prononcée, les trichomes visibles. La récolte approche, mais même si les trichomes virent au laiteux et certains pistils brunissent, ne récoltez pas encore : attendez que les calices soient bien matures.
| Taille : 65cm |
|---|
| pH : 6,5 |
| Humidité : 50% |
| Température : 24°C |
| Arrosage : 1200ml |
Ça peut sembler prêt à récolter mais utilisez une loupe ou un microscope pour examiner les trichomes plus finement : vous saurez exactement quand il est temps. Selon le type de nutriments, commencez aussi le rinçage pour enlever les sels accumulés et améliorer saveurs et arômes.

Pensez également à surveiller et ajuster le pH et la PPM selon votre eau et votre manière de pousser, car l’eau peut contenir des minéraux qui ne seront pas évacués, sauf en utilisant une eau pure.
Semaine 9 - Récolte
La semaine 9 est la dernière de ce cycle, votre Sour Diesel Auto peut parfois prendre jusqu’à 10 semaines, mais ici elle a été plus rapide. Si vous avez commencé le rinçage, les feuilles jauniront, signe d’un bon lessivage – ce qui est normal ici alors qu’à un autre stade, ce serait un manque de nutriments.
| Taille : 65cm |
|---|
| pH : 6,5 |
| Humidité : 60% |
| Température : 23°C |
| Arrosage : 1300ml |
Après la récolte, il reste à faire sécher et à réaliser la phase de curing, donc avant la coupe, préparez votre salle de séchage pour suspendre les têtes sans attendre. Un conseil : laissez les plantes dans le noir total pendant 48h avant la coupe, ceci boosterait les trichomes et rendrait les têtes encore plus givrées. Testez différentes méthodes pour trouver la vôtre.

Pendant le séchage, l’odeur peut être même plus forte que lors de la floraison, donc prévoyez de quoi masquer l’odeur : neutraliseur ou filtre à charbon + extracteur en vitesse faible pour éviter tout problème.
4. À quoi s’attendre ?
Maintenant que vos plantes sont en séchage, il faut attendre environ 15 jours avant de démarrer la curing, soit au moins 2 semaines pour ce processus. Si vous êtes curieux de l’arôme final, voici les retours de nos cultivateurs : préparez-vous à ressentir un mélange old-school de bois de santal, poivre et terpènes terreux ponctués de gaz, sour et agrumes, un véritable profil gassy et une authentique représentation du genre, avec les terpènes majeurs suivants :
- Pinène
- Caryophyllène
- Humulène
- Myrcène
Les principaux terpènes, associés aux secondaires du tableau ci-dessous, offrent un effet très Sativa, énergisant et motivant toute la journée.

Ce profil offre une saveur très « gassy » pour un effet 65% Sativa et 35% Indica, parfait pour stimuler la créativité et planer toute la journée : idéal pour le gaming, les films, ou chiller entre amis.

Les cultivateurs rapportent une sensation de joie, créativité, et énergie, mais cela peut être trop fort pour ceux qui ne sont pas habitués aux Sativas puissantes. À part ça, aucun effet négatif n’a été signalé.
5. Séchage, manucure et affinage de votre récolte Sour Diesel
Nous avons évoqué plus haut séchage et curing, mais allons un peu plus loin. Combien de temps sécher les têtes ? C’est la grande question : demandez à 100 cultivateurs, vous aurez 50 réponses. L’essentiel du séchage du cannabis, c’est le contrôle de l’environnement. Si vous ne contrôlez pas température et humidité, le séchage est entre les mains du destin.
Séchage du cannabis
Entre 10 et 14 jours c’est parfait pour un séchage lent, lorsqu’on n’a pas manucuré frais (« wet trim »). On recommande le trimming à sec plutôt qu’humide. Pour cela, gardez la température entre 15-22°C et l’humidité à 55-65%. Parfois l’environnement local suffit ; sinon il faudra investir dans un humidificateur ou un déshumidificateur, voire une clim. Pesez la température et l’humidité avec votre matos déjà utilisé en culture. Si besoin, ajustez !

Éspacez bien vos têtes pour sécher de manière homogène et évitez que les ventilos ou la clim soufflent directement dessus au risque d’un séchage inégal ou d’une dégradation des terpènes. Bon, après 10-14 jours, vos buds sont secs. La suite ? Si vous n’avez pas manucuré frais (et on vous le conseille), c’est le moment de sortir les ciseaux et la grattoir à buds ! Si c’est votre première fois, l’excitation sera là ; sinon, vous connaissez la routine.
Manucure du cannabis
La manucure, c’est la corvée du cultivateur. Lent, collant, pas top pour les allergiques au pollen, mais indispensable pour obtenir un produit premium. N’effeuillez pas trop, il vaut mieux utiliser la pointe des ciseaux pour entrer dans les fleurs et ne couper que les feuilles sucrées (« sugar leaves »), tout en préservant le reste de la fleur. Ensuite, place au curing ! Encore un peu d’attente... L’affinage du cannabis est une étape trop souvent négligée mais vitale. Dans les pays où le cannabis est illégal, il est rare de voir de vraies têtes affinées : c’est long et la plupart des producteurs « black market » y voient une perte de temps.

Pourquoi attendre des semaines après séchage quand on peut vendre direct et recommencer ? Mais toute personne expérimentée vous dira que la culture n’est que la moitié du travail ! Après un bon séchage, on obtient déjà une belle saveur, mais le curing rend les terpènes et cannabinoïdes encore meilleurs. Alors pourquoi le curing est-il si important ?
Pour faire simple, affiner son cannabis impacte directement la qualité des arômes et la douceur de la fumée. Les terpènes sont fragiles et se dégradent vite si la température ou l’humidité ne sont pas idéales.
Curing du cannabis
Comment bien faire ? Côté matériel, il faut juste des contenants hermétiques et un hygromètre par bocal – oui, c’est utile pour chaque bocal, car chaque lot a son taux d’humidité. Les bocaux Mason sont très bien. Ne remplissez pas trop haut (max trois quarts), il faut de l’air. Fermez et laissez-les dans un endroit sombre et sec.
Pour le curing, la température idéale est proche de 22°C et l’humidité à 60-65%. Si les têtes semblent plus humides au début, c’est normal : l’humidité interne ressurgit et réhydrate l’extérieur. Si ça ne se produit pas, c’est signe que vous avez trop séché.

Si vos têtes sont trop sèches, prenez des packs de réhydratation (Boveda, Integra etc). Si trop humides, laissez le couvercle entrouvert un jour ou deux dans la salle de séchage. Une fois l’humidité correcte, c’est l’heure du curing : ouvrez chaque bocal chaque jour ou deux dans la première semaine pour libérer l’humidité. Ensuite, deux fois par semaine suffisent. Si vous sentez une odeur d’ammoniaque, laissez les bocaux ouverts un jour : c’est signe de moisissure !
Combien de temps pour le curing ?
De 2 semaines à 6 mois selon la variété et vos goûts. Chez nous, un mois suffit pour garder tous les arômes, mais si vous avez le temps, laissez-le plus longtemps ! Une fois le curing fini, conservez les têtes dans un endroit frais et sombre – comme un bon vin ou whisky, le cannabis ne craint pas l’attente.
6. En conclusion
Si vous souhaitez cultiver des génétiques Sativa classiques, il faut vraiment essayer celle-ci. Dominante Sativa, elle offre un effet énergisant qui permet d’assurer toutes vos tâches de la journée. Si vous avez déjà cultivé cette variété, aidez la communauté avec quelques conseils pour améliorer leurs cultures, laissez un commentaire ci-dessous !
Références externes
- Stomates et développement des trichomes. - V, Vadivel. (2020).
- Terpene Synthases and Terpene Variation in Cannabis sativa. Plant Physiology. - Booth, Judith & Yuen, Mack & Jancsik, Sharon & Madilao, Lina & Page, Jonathan & Bohlmann, Joerg. (2020).
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